Le budget britannique fera la part belle aux dépenses
Les objectifs affichés de réduction de la dette publique du Royaume-Uni ont peu de chances de se concrétiser dans les mois qui viennent. Le budget présenté ce mercredi par le chancelier de l’Échiquier, Rishi Sunak, risque bien de ressembler à une liste de dépenses à la Prévert. Un total de plus de 30 milliards de livres (35 milliards d’euros) pourrait alourdir les comptes du pays, a calculé l’agence Bloomberg.
Ces sommes seront réparties dans de multiples secteurs. Parmis celles-ci, le ministre des Finances a d’ores et déjà annoncé le déblocage de 6 milliards de livres sur les trois prochaines années pour soutenir le système de santé public britannique (NHS, National Health Service). Les transports aussi devraient profiter de fonds supplémentaires. Une dotation de 1,5 milliard de livres, en plus des 5,4 milliards déjà annoncés, devrait être proposée. Par ailleurs, le journal The Sun a dévoilé dans son édition de dimanche que les salaires du secteur public seraient augmentés à partir d’avril prochain. Cette information a été confirmée lundi par Rishi Sunak qui n’a toutefois pas précisé l’ampleur de cette augmentation. Cette mesure accompagne le relèvement prévu du salaire minimum britannique de 6,6% à 9,5 livres. L’éducation n’est pas en reste, avec des dépenses supplémentaires de 2,6 milliards de livres pour les enfants avec des besoins éducatifs spéciaux et 3 milliards pour faire monter en compétence les personnes âgées de plus de 16 ans. Le logement (avec une dotation de 2 milliards de livres), la culture (1,5 milliard) ou encore la sécurité (1,1 milliard) feront aussi partie des catégories privilégiées.
Les banques en attente
Le secteur financier pourrait également profiter de largesses budgétaires. Le Financial Times a révélé mi-octobre que la taxe spéciale de 8% appliquée aux banques pourrait être ramenée à 3% en 2023. Ceci afin de consolider l’attractivité de la place londonienne. Aujourd’hui, les banques sont assujetties à un impôt total sur leurs bénéfices de 33%. Celui-ci tomberait à 25%. Cette décision reste cependant incertaine, car politiquement plus difficile à faire passer.
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