L’Autorité de la concurrence sanctionne Google à hauteur de 220 millions d’euros
L’Autorité de la concurrence a annoncé lundi une amende de 220 millions d’euros contre Google pour abus de position dominante dans le secteur de la publicité en ligne. Le groupe américain, qui n’a pas contesté les faits, a souhaité bénéficier d’une procédure de transaction avec l’Autorité qui a fait droit à sa demande.
Le gendarme français de la concurrence reproche à la filiale d’Alphabet d’avoir accordé un traitement préférentiel à ses technologies propriétaires proposées sous la marque Google Ad Manager. Cela concerne à la fois le fonctionnement de son serveur publicitaire DFP et celui de sa plateforme SSP AdX, qui organise les processus d’enchères permettant la commercialisation des espaces publicitaires en ligne.
Google a proposé des engagements visant à améliorer l’interopérabilité des services Google Ad Manager avec les solutions tierces de serveur publicitaire et de plateforme de mise en vente d’espaces publicitaires. Il désignera un mandataire indépendant, rémunéré par ses soins, qui suivra la mise en œuvre des engagements pris et transmettra à l’Autorité tous les éléments lui permettant de les contrôler. «La décision sanctionnant Google a une signification toute particulière car il s’agit de la première décision au monde se penchant sur les processus algorithmiques complexes d’enchères par lesquels fonctionne la publicité en ligne ‘display’», a commenté Isabelle de Silva, présidente de l’Autorité de la concurrence.
«Les grandes plateformes ont progressivement acquis des positions dominantes et il est essentiel de faire appliquer nos règles concurrentielles aux géants du numérique qui exercent leur activité sur notre territoire», a déclaré le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, en saluant cette décision.
Ces derniers jours, différentes autorités de la concurrence ont renforcé leur vigilance sur les Gafa.
Plus d'articles du même thème
-
Pluxee et Edenred sont visés par une nouvelle enquête anticoncurrentielle au Chili
Les spécialistes des titres-restaurant font l'objet d'une procédure pour de présumées conduites anticoncurrentielles dans le pays. -
EasyJet est dans le collimateur de l’antitrust italien
Le système de réservation de la compagnie britannique empêche ses clients d’avoir une vision claire du prix payé pour le transport de leurs bagages, selon le régulateur transalpin. -
La Commission européenne dévoile ses nouvelles lignes directrices sur les concentrations
Une consultation publique est ouverte jusqu’au 26 juin. Ce texte ouvre la voie à une accélération des fusions-acquisitions, avec la désormais prise en compte des gains d’efficience et la création d’un « bouclier d’innovation »
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- La Société Générale est la seule banque française retenue par SpaceX pour son IPO
- Arkema et Solvay ont adopté des stratégies de croissance divergentes
- Richemont surnage dans un secteur du luxe à l’arrêt
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
Contenu de nos partenaires
-
Oman dans le viseur de Donald Trump : menace réelle ou lapsus diplomatique ?
Lors d'une allocution le 27 mai, Donald Trump a surpris jusque dans son propre camp en menaçant de « pulvériser » Oman, pourtant allié historique de Washington. Manifestement, le président aurait (encore) confondu deux pays -
Plan de départsPneus asiatiques, pression fiscale : pourquoi Michelin veut supprimer 1 500 emplois
Le leader français des pneus a annoncé ce jeudi un nouveau dispositif de départs volontaires, sur fond de conjoncture dégradée par les tensions macroéconomiques -
Le cercle des initiésLe déroutant virage électrique de Ferrari
L’Agefi et l’Opinion passent toutes les semaines au laser des entreprises ou des secteurs qui ont fait l’actualité