L’appétit de financement des collectivités par les assureurs ne se dément pas
Sollicités par les investisseurs à la recherche de rendement, de plus en plus de régions ou de villes optent pour des placements privés
Publié le
Olivier Pinaud
La constitution de la Société de financement local (Sfil) ou de l’agence des collectivités locales n’a pas ralenti l’intérêt des régions, des départements ou des villes pour les émissions obligataires par placement privé. Ces dernières profitent pleinement de l’appétit toujours aussi fort des investisseurs institutionnels pour ces titres.
«Compte tenu d’importantes liquidités dans un environnement de taux très bas, les assureurs et caisses de retraites sont nombreux à s’interesser aux émissions des collectivités locales. D’autant que pour un niveau de risque maîtrisé, ils obtiennent de bons spreads par rapport aux obligations du Trésor», explique Jérôme Pellet, directeur marché de dette et de capitaux chez HSBC, qui vient de réaliser deux récentes opérations pour les régions Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca) et Nord-Pas-de-Calais. Selon lui, la difficulté consiste plus aujourd’hui à répondre à la demande de ces investisseurs et donc à trouver de bons émetteurs.
Quatorze collectivités ont émis des obligations depuis le début de l’année, pour la plupart réservées à une poignée d’investisseurs institutionnels, voire à un seul, comme dans le cas de Paca. Plusieurs «primo émetteurs» pourraient s’aventurer sur ce marché dans les prochaines semaines, comme l’avait fait l’an dernier par exemple le département de l’Oise. Une fois connus des investisseurs les émetteurs peuvent alors plus facilement revenir sur le marché.
Selon Jérôme Pellet, «la gestion du crédit in fine est relativement nouvelle pour ce type d’émetteurs qui doivent apprendre à gérer les pics de remboursements. Les émissions sont donc souvent découpées en plusieurs tranches, réparties dans le temps, afin de lisser les échéances». La récurrence permet également d’obtenir de meilleures conditions de financement. En quelques mois, la région Paca a ainsi réussi à resserrer le spread par rapport à l’OAT de 85 à 29,5 points de base.
A la différence des émetteurs corporate, les collectivités locales optent en règle générale pour une notation avant de réaliser leur placement privé. Notamment pour des raisons de coûts. Selon le niveau de notation implicite et la maturité de l’émission, une collectivité locale non notée risque de devoir s’affranchir de 150 à 250 points de base supplémentaires.
{"title":"","image":"79726»,"legend":"De plus en plus de r\u00e9gions ou de villes optent pour des placements priv\u00e9s.»,"credit":""}
Washington et Téhéran estiment tous deux avoir progressé dans l’élaboration d’un protocole d’accord en 14 points, qui donnerait aux négociateurs 60 jours pour parvenir à un accord définitif.
L’armateur a enregistré un fort repli de ses performances en raison de la baisse des taux de fret sur les trois premiers mois de l’année. Les conséquences de la guerre s’annoncent incertaines.
Alliant blockchains privées et publiques, les banques et d'autres acteurs des marchés financiers testent différentes infrastructures pour s'essayer à la tokenisation. La blockchain Canton semble les attirer particulièrement.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Gabriel Attal et Edouard Philippe se rejoignent sur un point : il faut dénicher des figures neuves pour tourner la page d'une décennie de macronisme. Même s'ils ne parient pas sur la même méthode
Candidat potentiel mais pas candidat déclaré, le Garde des Sceaux avance ses positions sur l'immigration pour peser dans le débat de l'élection présidentielle
Electeurs et candidats sont suspendus à ce paradoxe inédit : la qualification du RN au second tour tient de la quasi-certitude alors que l'identité de son candidat reste inconnue