En France, les indicateurs avancés ont rebondi, tirés par l’activité dans le secteur des services, alors qu’ils étaient attendus en nette baisse.
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En Allemagne, l'indice PMI composite est tombé à 45,9 en septembre.
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Crédit European Union.
Le ralentissement de l’activité économique dans la zone euro s’est accentué en septembre et la région est probablement entrée en récession dans un contexte de flambée des prix qui poussent les consommateurs à réduire leurs dépenses, montrent vendredi les premiers résultats des enquêtes de S&P Global auprès des directeurs d’achats.
L’indice PMI flash composite, qui regroupe les données des secteurs manufacturier et des services, a reculé à 48,2 en première estimation, un chiffre conforme aux attentes. Il s’agit du troisième mois d’affilée où ce chiffre est inférieur à 50, montrant donc une contraction de l’activité.
Le PMI flash des services a reculé en septembre à 48,9, au plus bas depuis février 2021, le deuxième mois d’affilée en contraction. Le consensus le donnait à 49. En août, il était à 49,8.
Celui du secteur manufacturier a chuté à 48,5 contre 49,6 et un consensus établi à 48,7.
La France résiste
La contraction de l’activité économique s’est surtout accentuée en Allemagne. L’indice PMI composite est tombé à 45,9 après 46,9 en août. C’est également le troisième mois consécutif où ce chiffre est inférieur à la barre des 50 et désormais à son niveau le plus bas depuis mai 2020. Le PMI manufacturier a chuté à 48,3 après 49,1 en août. Celui des services a reculé à 45,4 contre 47,7 en août et un consensus à 47,2.
En revanche, l'économie française a affiché en septembre une performance meilleure que prévu, l’activité dans le secteur des services ayant légèrement accéléré. L’indice PMI composite a augmenté à 51,2 après 50,4 en août, alors qu’il était attendu en nette contraction. La seule activité des services a progressé à 53 contre 51,2 le mois précédent et un consensus à 50,5, à la faveur notamment d’une hausse des nouvelles commandes. L’activité manufacturière a reculé, à 47,8, son niveau le plus bas depuis le début de la pandémie de Covid-19.
Confiance en berne
«Une récession dans la zone euro est envisageable alors que les entreprises font état d’une détérioration des conditions d’activités et d’une intensification des pressions sur les prix liées à la flambée des coûts de l'énergie», affirme Chris Williamson, chef économiste chez S&P Global, commentant les données de la zone euro.
L’indicateur de confiance des consommateurs dans la zone euro a chuté de 3,8 points à -28,8 en septembre 2022, en dessous des attentes du marché de -25,8, selon une estimation préliminaire publiées jeudi par la Commission européenne. Il s’agit du chiffre le plus bas depuis le début de la série en 1985, alors que les consommateurs s’inquiètent des perspectives économiques après que la Russie a interrompu indéfiniment les approvisionnements énergétiques via Nord Stream 1 et que la BCE a intensifié son resserrement de la politique monétaire.
Les indices PMI flash montrent une légère accélération de la croissance en août, surtout portée par le rebond manufacturier, en dépit du Moyen-Orient et de la canicule en Europe. L’emploi se reprend tandis que les pressions sur les prix s’apaisent.
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