La Bourse de New York a fini la semaine en baisse de 0,57%,
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Photo Nyse.
Les marchés actions européens ont nettement baissé ce mardi, alors que la Bourse de New York évoluait également dans le rouge en réponse à l’augmentation rapide des rendements obligataires, le sentiment de marché étant de nouveau affecté par les craintes liées à l’inflation et à ses conséquences pour la politique monétaire. A Paris, le CAC 40 a perdu 2,13%. L’indice européen élargi Stoxx 600 a perdu 2,07%, sa plus forte baisse depuis juillet dernier. Au même moment, à New York, le S&P 500 cédait 1,8%.
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans affiche une hausse de six points de base à 1,5444%, au plus haut depuis la mi-juin. Le deux ans est lui au plus haut depuis 18 mois. Même mouvement d'écartement en Europe, avec un rendement des taux allemands à 10 ans qui remonte au plus haut depuis juin dernier à -0,172%. Les BTP italiens prennent plus de 6 points de base à 0,858%.
Lors d’une audition devant les sénateurs, la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a prévenu le Congrès que le Trésor ne serait plus en mesure de financer les dépenses du gouvernement à partir du 18 octobre si les parlementaires ne s’entendent pas sur un relèvement du plafond sur la dette. A cette date, « nous pensons que le Trésor se retrouverait avec des ressources très limitées qui s'épuiseraient rapidement. Il n’est pas certain que nous puissions continuer à respecter tous les engagements de la nation après cette date», a déclaré l’ancienne présidente de la Fed.
Les républicains au Sénat ont bloqué lundi un projet de loi démocrate qui aurait permis à la fois de financer le gouvernement et de relever la limite d’emprunt, exacerbant les inquiétudes à quelques jours seulement de l'échéance.
La BCE ne doit pas réagir avec excès
En Europe, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a répété mardi que l’inflation en zone euro, qui a atteint 3% sur un an en août, devrait encore accélérer dans les mois qui viennent avant de lentement se rapprocher de son objectif de 2%.Lors d’un discours prononcé en ouverture du Forum annuel de la BCE, organisé en ligne cette année, la responsable a déclaré que « si la robuste reprise en cours soutient les tendances inflationnistes sous-jacentes, ce que nous observons actuellement est surtout une phase d’inflation temporaire liée à la réouverture » des économies après la crise sanitaire.
La BCE doit « veiller à ne pas réagir de manière excessive à des chocs temporaires sur l’offre qui n’ont aucune incidence sur le moyen terme», a-t-elle précisé, en soulignant qu’aujourd’hui, l’inflation en zone euro est due pour moitié à la hausse des prix de l'énergie, qui rattrapent le terrain perdu en 2020. Une fois les effets liés à la pandémie passés, « nous nous attendons à ce que l’inflation diminue» et «converge lentement vers 2%», a également indiqué Christine Lagarde.
La proposition de supprimer une protection en vigueur depuis 2005 a fait l’objet d’une consultation qui s’est achevée le 17 août. Les hedge funds et gestionnaires taclent un projet porté de longue date par Paul Atkins, président du régulateur américain.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
La saison des résultats du deuxième trimestre a été exceptionnelle, permettant au marché d’oublier un mois de juillet difficile. Mais certaines publications, pourtant favorables, ont été sanctionnées. Le marché semble attacher plus d’importance aux flux de trésorerie.
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