La politique monétaire et l’espoir d’un accord commercial Chine/Etats-Unis sont bénéfiques. Les prochains indices PMI pourraient confirmer ce tableau.
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Xavier Diaz
La perspective d’un accord entre la Chine et les Etats-Unis sur les tarifs douaniers dope les indices.
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L’économie mondiale a touché le fond. C’est le sentiment de nombreux intervenants sur les marchés financiers qui ne craignent plus une récession à court terme. «L’économie semble se stabiliser comme le montrent les derniers indices PMI», indique Frédéric Dodard, responsable de la gestion de portefeuille chez SSGA. Les PMI manufacturiers ont chuté sur les grandes zones (Etats-Unis, Chine, zone euro) jusqu’à la fin de l’été passant notamment sous la barre des 50 (signalant une contraction de l’activité) en Chine et surtout en zone euro (Allemagne principalement). Ils se sont stabilisés en octobre en zone euro sur un point bas de 45,9. En Chine ils sont repassés au-dessus de 50 et sont restés supérieurs à 50 aux Etats-Unis. L’indice PMI mondial s’est inversé en août et stabilisé en octobre juste sous la barre des 50.
Autre soulagement pour les investisseurs : le secteur des services a résisté grâce à la bonne tenue du marché du travail aux Etats-Unis mais aussi en zone euro, favorable pour la consommation. «L’attitude plus accommodante des banques centrales commence à avoir un impact sur la croissance au travers d’un assouplissement des conditions financières», notent les économistes d’IHS Markit. La perspective d’un accord entre la Chine et les Etats-Unis sur le commerce et plus particulièrement les tarifs douaniers est également une bonne nouvelle. L’administration Trump a par ailleurs indiqué qu’elle pourrait décaler une éventuelle hausse des tarifs douaniers sur les exportations d’automobiles européennes.
Ces indicateurs contrastent néanmoins avec les statistiques. C’est le cas notamment des derniers chiffres publiés par la Chine avec une production industrielle décevante (croissance de seulement 4,7%), une progression des ventes de détail à un plus bas de 16 ans et un investissement en berne. «Le problème est que l’économie chinoise est devenue le moteur de la croissance mondiale», souligne Jamie Stuttard, responsable global macro chez Robeco. Dans les pays de l’OCDE, la croissance du PIB réel a encore ralenti à 0,3% au troisième trimestre de 2019, par rapport à 0,4% au trimestre précèdent, selon les chiffres publiés hier. Par ailleurs, les indicateurs de surprise économiques de Citi montrent encore une situation contrastée. Dans le vert aux Etats-Unis ou au Japon, ils sont au plus bas en zone euro et toujours négatifs en Chine. La publication vendredi des indices PMI flash pour novembre devrait permettre de confirmer cette stabilisation. Les économistes attendent un PMI manufacturier en hausse à 46,4 en zone euro.
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