La sphère publique se pose en pilier du marché des fusions-acquisitions
Le recul s’amplifie pour les volumes de fusions-acquisitions. Après 11,5% en janvier, il a atteint 22% le mois dernier dans le monde. Et encore la chute aurait-elle pu être pire sans les interventions publiques. En février, la part des opérations initiées par des Etats a en effet culminé à 62%. «Le plus haut pourcentage jamais observé», rappelle Thomson Reuters à l’origine des données.
Sur le mois, les seules opérations à l’initiative du public ont été multipliées par 9,5 à 86 milliards de dollars, tandis que celles issues du privé ont chuté de 69% à 53 milliards. Pour l’investissement public, février a constitué le deuxième mois le plus actif de l’histoire après octobre, mois durant lequel les différents sauvetages opérés avaient porté les volumes à 123 milliards, dont 101 milliards dans la finance. Reste qu’à l’époque, le privé restait présent, ce qui avait contenu la part du public à 42% du total des volumes.
Comme en octobre, le secteur financier a continué à bénéficier de forts soutiens publics le mois dernier avec un volume d’opérations de 34 milliards de dollars. Mais février a aussi apporté une nouveauté, les opérations engagées par la sphère publique s’étant étendues aux groupes non-financiers pour un total de 52 milliards. Un chiffre qui devance largement les scores des mois passés.
Il ne s’agit pas ici de sauvetages mais d’opérations initiées par des industriels propriété d’Etats. Bénéficiant du soutien d’actionnaires solides, ceux-ci ont visiblement voulu tirer profit des baisses de valorisations pour renforcer leurs positions. Ainsi de Vattenfall avec Nuon ou de Chinalco qui a multiplié les acquisitions en février.
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