Atrium de la BCE à Francfort
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Atrium de la BCE / Crédit ECB Robert Metsch.
Les risques pour la stabilité financière sont à la hausse, constate la Banque centrale européenne (BCE) dans son rapport semestriel publié mercredi. Les mesures massives de soutien à l’économie en raison du Covid-19 permettent de contenir ce risque, mais un retrait trop brutal mettrait à rude épreuve les finances des ménages et des entreprises.
La perspective qu’une crise de liquidité ne dégénère en crise de solvabilité inquiète toujours la BCE. « Le risque de crédit s’est accru pour les PME, car elles sont plus exposées que les grandes entreprises à un durcissement des conditions de crédit une fois que les prêts garantis par les Etats (PGE) auront expiré », note la banque centrale. Les PGE représentaient 14% des concours aux PME à fin juin.
La BCE pointe aussi du doigt l’hétérogénéité du choc lié à la pandémie, avec des secteurs très touchés dont les entreprises ont dû accroître leur niveau d’endettement pour survivre. «Les faillites d’entreprises vont sans doute augmenter à mesure que la pandémie se poursuit et que les contraintes de liquidité se transforment en problèmes de solvabilité», prévient la banque centrale.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
La salve de statistiques officielles publiées jeudi a apporté de bonnes nouvelles sur l’évolution générale de l’économie au deuxième trimestre. La Banque centrale européenne (BCE) sera d’autant plus attentive à l’évolution de l’inflation d’ici à sa réunion monétaire du 10 septembre.
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