La réforme du droit du travail pourrait être retardée
Emmanuel Macron semble prêt à prendre un peu plus de temps que prévu pour réformer le droit du travail, a déclaré le secrétaire général de la CGT à l’issue d’un entretien avec le chef de l’Etat qui recevait mardi les partenaires sociaux avant d’engager une série de mesures sociales controversées.
«Le calendrier a l’air d’avoir bougé», a dit Philippe Martinez aux journalistes. «J’ai cru comprendre que l’agenda rapide qui était prévu n’est pas aussi rapide que ce que j’avais pu comprendre, l'échéance de fin août et du 1er septembre a l’air plus floue, mais, après, c’est lui qui décide.»
Reçu avant lui à l’Elysée, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, avait pressé Emmanuel Macron, qui avait dit vouloir boucler ce dossier social au pas de charge, d'éviter toute précipitation. Le chef de l’Etat, qui recevait ensuite Jean-Claude Mailly (FO), devait aussi rencontrer Pierre Gattaz (Medef), François Asselin (CPME), Alain Griset (U2P), François Hommeril (CFE-CGC) et Philippe Louis (CFTC).
L’entourage du président a par la suite précisé qu’il appartiendra au Premier ministre et à la ministre du Travail de fixer la date de bouclage de la réforme du droit du travail. «Le président de la République est très attaché à la répartition des rôles entre le président qui fixe un cap (...) charge au Premier ministre et à la ministre du Travail d'établir un calendrier opérationnel et de discuter dans le détail des mesures.»
Plus d'articles du même thème
-
Les Etats-Unis tentent d’éviter un blocage budgétaire avant les élections
La Chambre des représentants a adopté un projet de loi visant à reporter le débat sur le financement annuel fédéral au-delà des élections de mi-mandat du 3 novembre. Reste à le faire passer au Sénat, où les délais semblent trop courts pour un accord bipartisan -
La Fed prépare une réunion monétaire incertaine
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise. -
La démission surprise du gouverneur de la Banque d'Indonésie place le pays sous surveillance
La première sous-gouverneure a été nommée par intérim, mais les investisseurs scrutent la désignation du successeur de Perry Warjiyo. Elle sera considérée comme un révélateur du niveau d’indépendance à venir de la banque centrale.
ETF à la Une
VanEck s’apprête à lancer un ETF Ucits axé sur l’agroalimentaire
Contenu de nos partenaires
-
EquationItalie : Giorgia Meloni déjà en campagne pour 2027
À un an des élections législatives, la cheffe du gouvernement reste largement dominante à droite, mais la percée de Roberto Vannacci pourrait bien compliquer sa stratégie, et la gauche, bien que divisée, reste en mesure de la concurrencer. -
MatrixComment la France révolutionne l’IA de défense avec Arcadia
Le ministère des Armées et ses différentes entités numériques mènent tambour battant la mise en place de systèmes de commandement dopés aux intelligences artificielles. En voici les coulisses. -
Viser la luneBudget 2027 : les pistes sur la table du gouvernement
L’Inspection générale des finances a récemment dévoilé une palette de mesures d’économies dans différents domaines. Les arbitrages du gouvernement sont attendus à la rentrée