Le développement des échanges électroniques a permis au marché de se reprendre mais pas sans inconvénients, selon la BRI.
Publié le
Xavier Diaz
Le marché des changes s’est repris au cours des trois dernières années mais il s’est aussi fragmenté.
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Le développement des échanges électroniques a contribué à la reprise du marché des changes au cours des trois dernières années mais aussi à sa fragmentation, selon le dernier rapport trimestriel de la Banque des règlements internationaux (BRI) qui détaille les résultats de son enquête triennale sur le marché des changes. Cette dernière révèle un rebond des transactions à 6.600 milliards de dollars par jour, revenant à sa tendance haussière de long terme. Si la forte progression des swaps de changes explique en partie la reprise des échanges, la BRI met aussi en avant le développement des échanges sur les plates-formes électroniques. «Les innovations technologiques, notamment le développement du trading électronique et automatique, ont constitué un facteur majeur de la hausse des transactions», indique Hyun Song Shin, responsable de la recherche de la BRI. En réduisant le coût des transactions, cette électronisation a dopé les transactions, modifié la formation du prix et apporté de la liquidité. Si les transactions spot et forward électroniques se sont rapidement développées ce n’est pas le cas du marché des swaps plus étendu, plus complexe en termes de formation du prix et en raison du risque crédit.
Le développement de ces plates-formes électroniques permet également une plus grande diversité des intervenants, ce qui améliore la liquidité du marché, selon la BRI. «Elle facilite le négoce automatique, en particulier le trading à haute fréquence, ce qui, à son tour, accroît l’attrait des marchés de gré à gré auprès des intervenants actifs dans ce type de stratégies, principalement des fonds spéculatifs et des opérateurs pour compte propre», poursuit l’économiste de la BRI. Certains de ces opérateurs se sont même développés dans la tenue de marché, ce qui a toutefois pour effet de brouiller la distinction entre les segments de marché.
Cette évolution ne va pas en effet sans inconvénients. Le marché est plus fragmenté avec plus de 75 points d’entrée distincts pour les participants. Ce qui pose des problèmes pour bien évaluer les conditions de marché car il est moins «visible». Toutefois cette fragmentation semble avoir atteint un pic. Certains participants mais aussi des courtiers s’inquiètent du coût élevé d’une multiplication des points d’accès. Surtout, elle a bénéficié de l’environnement actuel de faible volatilité et sa résilience pourrait être testée en cas de stress de marché prolongé, avec pour risque une diminution de la liquidité, prévient la BRI.
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