La faiblesse économique réduit la marge de manœuvre de la Banque d’Angleterre
La livre sterling a encore perdu du terrain face au dollar, mercredi après l’annonce d’une modeste hausse de la croissance économique britannique au deuxième trimestre (+0,3%), mais elle s’est redressée par la suite.
La devise du Royaume-Uni a coté 1,3007 dollar contre 1,3042 peu avant la publication du taux de croissance. Même si l’effritement de la livre est resté limité, il ne doit pas faire illusion. Les opérateurs britanniques avaient anticipé la faiblesse de la croissance du PIB qui avait été intégrée dans les cours.
En publiant ses statistiques, l’Office for National Statictics a lui-même souligné « le ralentissement notable sur la première moitié de l’année » de l'économie du Royaume-Uni. La performance avait été à peine supérieure au premier trimestre de cette année (0,2%). Depuis le 23 juin 2016, jour du référendum sur le Brexit, la livre connait une forte volatilité face à l’euro. Après un plus haut fin octobre 2016 à 0,9047 pour un euro, elle a chuté jusqu'à 0,8314 mi-avril.
D’abord accueilli positivement par les exportateurs britanniques qui y ont vu l’occasion de renforcer leur présence sur les marchés internationaux, le recul de la livre est aujourd’hui une source d’inquiétude. Il provoque un renchérissement du coût des importations et affaiblit le pouvoir d’achat des ménages britanniques dont la consommation a longtemps joué comme moteur de la croissance outre-Manche.
Les dernières statistiques économiques, portant non seulement sur le PIB mais aussi sur la faiblesse de l’inflation, ne vont pas faciliter la tâche de la Banque d’Angleterre qui doit réunir son Comité de politique monétaire le 3 août. L’hypothèse d’un durcissement monétaire paraît plus incertaine. En juin, les membres de ce Comité avaient voté à raison de 5 contre 3 pour le maintien des taux d’intérêts à un plancher record de 0.25%.
Plus d'articles du même thème
-
La FTN retient huit fonds d'actions tech pour l'équivalent de 16 milliards d'euros d'encours
L'agence publique suédoise de sélection de fonds cherchait à renouveler son offre de fonds d'entreprises technologiques gérés activement et investis mondialement. -
Les investisseurs se délestent des petites valeurs françaises
La Bourse de Paris est la lanterne rouge des marchés européens avec une sous-performance encore plus marquée des petites et moyennes capitalisations, plus sensibles au risque domestique. Les investisseurs arbitrent en faveur des autres marchés en Europe. -
Contentieux boursier 2025-2026 : une saison particulièrement fournie (1/2)
Henri-Louis Delsol, avocat associé et Dafna Davidova, avocat chez Delsol avocats, examinent dans cette tribune en deux parties les contentieux boursiers de 2025 et 2026. Avec ce premier volet, ils analysent dans le détail trois des cinq affaires emblématiques de cette période.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Un ami pour la vieEntre Macron et Léon XIV, une communion contrariée
Le chef de l'Etat tente de valoriser ses combats commun avec Léon XIV sur l'Europe, le multilatéralisme et les dangers de l'IA malgré leurs divergences sur la fin de vie, l'immigration et la PMA -
Régulation de l'IA : devant le Conseil de sécurité de l'ONU, le choc des géants
Dans un contexte de montée des inquiétudes autour de la trajectoire de l'intelligence artificielle, les patrons d'OpenAI, d'Anthropic et d'Hugging Face étaient réunis mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU, à l’initiative de Paris. -
Lettres persanes« J'ai pas eu votre vie. Fichez-moi la paix ! » : à son procès, la charge de Rachida Dati contre une avocate
Les débats étaient tendus jeudi au tribunal correctionnel où l'ancienne ministre a eu réponse à tout, parfois à côté