La facture réclamée à Londres dans le cadre du Brexit passe mal
Il s’agit du point de discorde principal qui est ressorti hier du deuxième «round» de discussions entre les négociateurs européens et britanniques.
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Patrick Aussannaire
Conférence de presse commune de David Davis, secrétaire d'État britannique à la Sortie de l'UE et Michel Barnier, négociateur en chef européen en charge du Brexit, le 20 juillet à Bruxelles.
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Photo UE European Commission.
Les négociations sur le Brexit avancent à pas comptés. Le deuxième «round» de discussions entre négociateurs européens et britanniques qui a duré quatre jours s’est ainsi soldé hier par la persistance de «divergences fondamentales» mises en avant par le représentant de l’UE, Michel Barnier. Parmi elles figure tout d’abord le règlement financier d’environ 100 milliards d’euros bruts réclamé au Royaume-Uni par l’Union européenne. «Une clarification de la position britannique» a été prônée hier par Michel Barnier, alertant qu'«une sortie ordonnée exige de solder les comptes». Si Londres a semblé accepter pour la première fois avant le début des négociations le principe d’un règlement financier, le montant de la facture évoqué par les responsables européens est jugé exorbitant.
Au côté du ministre britannique chargé du Brexit, David Davies, Michel Barnier a également évoqué le sort des ressortissants de pays membres de l’UE résidant en Grande-Bretagne, et a mis sur la table le dossier brûlant de la frontière séparant la République d’Irlande de l’Irlande du Nord. Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité que la Cour européenne de justice (CJUE) soit la juridiction en charge de la garantie du respect des droits des citoyens européens après le début du Brexit. Une demande dont Londres ne veut pas entendre parler. Le projet de loi donnant pouvoir aux ministres britanniques pour une durée de deux ans après le Brexit d’organiser la transposition des lois européennes dans le droit britannique sera présenté en seconde lecture au Parlement du 7 au 11 septembre.
«L’univers des entreprises se montre de plus en plus préoccupé par le manque de clarté du gouvernement britannique sur ses objectifs. Il est inquiet des dissensions au sein de ses rangs ainsi que de son peu de préparation aux négociations sur le Brexit. Il est évident que le fait que l’organisation d’élections anticipées ait échoué et entamé la crédibilité du Premier ministre n’a pas aidé», estime Natixis. Une étude publiée hier par une association de grandes entreprises «Institute of Directors» montre que si 57% des sociétés travaillent sur des programmes d’adaptation au Brexit, elles ne sont que 11% à avoir commencé à les appliquer. «ll y a encore une chance pour le gouvernement de les dissuader de mettre ces plans en application», estime Stephen Martin, le directeur général de l’organisation.
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Les décisions politiques augmentent les risques sur l’inflation et les taux courts. La croissance de l’IA et la défiance générale, synonyme de prime de terme, se retrouvent dans les anticipations sur les taux longs. Résultat, l’administration Trump paraît loin de pouvoir tenir ses promesses sur le niveau des taux.
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