La crise remet en cause le rebond des frais facturés par les fonds LBO
Après la crise de 2008 qui avait conduit à un fort ralentissement, si ce n’est un arrêt, des activités de capital investissement, le marché a repris des couleurs jusqu’en 2010 et cela s’est traduit dans les frais de transaction et de gestion, montre une étude réalisée par Preqin et Dechert.
«Alors que les frais de transaction avaient chuté pendant et immédiatement après l’effondrement du marché, nous pensons que l’ouverture du marché du crédit et l’accroissement de l’activité de buy-out du private equity en 2010 a permis aux sociétés de capital investissement d’augmenter leurs frais de transaction», indique l’étude. Une situation certainement remise en cause en raison d’une nouvelle période de ralentissement économique et de la fermeture du marché de la dette.
En compilant les données de 143 opérations réalisées entre 2005 et 2010 et en les classant selon leurs tailles, Preqin et Dechert montrent que sur la période 2005-2010, le pourcentage moyen de frais facturés lors d’une transaction par les groupes de capital investissement s’élevait à 1,25% pour les opérations inférieures à 500 millions de dollars, à 1,06% entre 500 millions et un milliard et à 0,84% au-dessus d’un milliard. En resserrant sur la période 2009-2010, ces frais de transaction s’établissement en moyenne respectivement à 1,28%, 1,24% et 1,04%. Ces chiffres restent néanmoins significativement inférieurs à ceux d’une étude similaire en 2003, où ils ressortaient à 1,76%, 1,11% et 1,36%.
Même constat pour les frais annuels de gestion et de conseil (monitoring fees). Entre 2005 et 2008, les monitoring fees annuels représentaient en moyenne 1,92% de l’Ebitda des sociétés acquises à moins de 500 millions de dollars. Ce pourcentage bondit à 2,53% sur la période 2009-2010. Sur le midmarket (500 millions à 1 milliard), ces frais s’élevaient à 1,54% entre 2005 et 2008 contre 1,79% sur la période plus récente. Cette hausse est beaucoup moins marquée pour les opérations supérieures à un milliard, le pourcentage étant passé de 1,48% à 1,50%. Comme pour les fais de transactions, ces monitoring fees restent inférieurs à ceux recensés dans l’enquête de 2003.
Mais le ralentissement des activités de private equity constaté au second semestre 2011 pourrait infléchir cette récente tendance à la hausse des frais de transaction et de gestion dans le secteur.
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