La correction boursière a raison de la rotation sectorielle
Après le coup de semonce à Wall Street lundi, difficile de passer entre les gouttes. Les marchés européens ont essuyé une septième séance consécutive de repli. Si aucun secteur n’a échappé hier à la purge, un début de rotation s’est opéré en début d’année.
Les secteurs cycliques et value ont bénéficié de flux d’achats au détriment des valeurs les plus sensibles à la hausse des taux. A commencer par les secteurs les plus endettés. Les utilities européennes cèdent plus de 9% depuis le début de l’année. L’immobilier abandonne 8,7% et les télécoms 8%. Les valeurs dites de croissance, également considérées à duration longue, en pâtissent car leur valorisation diminue avec la hausse des taux, par le biais de l’estimation des cash-flows futurs : l’agroalimentaire perd 7,7%. Aux Etats-Unis aussi les secteurs sensibles aux taux sont pénalisés : l’immobilier perd 7,35%, les utilities 6,9% et les télécoms 5%.
Avant la correction, les secteurs les plus cycliques avaient été privilégiés par les investisseurs jouant la conjoncture favorable et la bonne orientation des bénéfices. En Europe, le secteur automobile, considéré comme le plus value progressait encore de 8,4% en fin de semaine dernière. Il gagne encore 2,3%. Les valeurs financières, l’un des plus gros paris sur le marché européen, étaient également en vue : 5,9% pour les banques et 4% pour l’assurance. «Ces mouvements de marché, où les cycliques à retardement, comme les sociétés de services informatiques ou les industriels, surperforment, sont typiques des fins de cycles», juge Leovic Lecluze, gérant chez Federal Finance Gestion.
{"title":"","image":"152866»,"legend":"","credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
La base de données consolidée sur les actions européennes réussit ses débuts
La coentreprise EuroCTP créée par les principales Bourses européennes propose depuis le 14 septembre une vision post-trade sur près de 90% des transactions opérées sur les actions européennes via plus de 130 plateformes. Une énorme avancée, très attendue par les investisseurs sur ces marchés européens depuis si longtemps fragmentés. -
Istanbul tente d’éviter un krach sur son marché actions
Une évolution de la réglementation pour les gérants d’actifs a provoqué des rachats massifs dans certains fonds phares turcs, provoquant la panique à la Bourse. Les autorités sont intervenues pour stabiliser une situation évolutive. Des gérants ont été arrêtés dans le cadre d’une enquête pour manipulation de cours. -
David Angel et Eric Heleine (FIX) : «Le protocole de trading devient toujours plus important avec la digitalisation des marchés»
A l’occasion de la Conférence FIX Trading France qui se tenait jeudi 17 septembre à Paris, les deux co-présidents du comité FIX Trading Community pour la France, respectivement directeur Europe continentale de Virtu Financial et directeur eTrading et Data chez BNP Paribas AM, analysent les nouvelles tendances dans le trading.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
- La Fed sort de l'ambiguïté en remontant ses taux
Contenu de nos partenaires
-
Sous-titresDonald Trump et l'ONU : la stratégie de l'amour-haine
Malgré sa rhétorique anti-multilatéraliste et ses coupes budgétaires, le président n'a pas encore tiré un trait sur les Nations unies -
Gestion de criseCarburants : le goutte-à-goutte de Lecornu
Le Premier ministre s'en tient à la stratégie éprouvée depuis mars malgré la pression. Mais l'argument de la dette qui empêche un geste plus large tiendra-t-il longtemps ? La décision de l'Allemagne de baisser ses taxes isole la France -
La Fabrique de l'OpinionLéon XIV en France : « Le plus important n’est pas que le pape soit admiré, mais qu’il soit écouté »
Le voyage du pape en France, qui s'annonce hors normes en termes d'affluence, intervient en pleine campagne présidentielle, et peu après la légalisation de l'aide à mourir, à laquelle l'Eglise est profondément opposée. Mgr Matthieu Rougé décrypte les enjeux et les attentes qui entourent cette visite.