La convalescence de l’économie américaine se déroule mieux que prévu
La reprise de l'économie commence à prendre racine», s’est félicité hier l’analyste marchés Andre Bakhos de Lek Securities à la lecture du rapport du Département du commerce dévoilant les chiffres préliminaires de la croissance aux Etats-Unis à fin juin. Le PIB a progressé au deuxième trimestre à un rythme annuel de 1,7%, plus élevé que prévu (1,0% pour les consensus Reuters et Bloomberg). Le chiffre du premier trimestre a toutefois été révisé en baisse de 0,7 point à 1,1%, celui de l’année 2012 en hausse de 0,6 point à 2,8%.
Le rythme de progression du PIB s’est amélioré à fin juin en dépit d’un ralentissement de celui des dépenses des ménages représentant les deux tiers de l’économie nationale, qui est passé de 2,3 à 1,8%. De quoi inciter les entreprises à la prudence en termes de gestion des stocks, la variation de ces derniers contribuant à la croissance économique à hauteur de 0,41 point contre 0,93 point au premier trimestre. Ce qui n’a pas empêché un retour dans le vert des investissements des entreprises, qui ont bondi de 4,6% après un recul de même ampleur en début d’année.
En outre, le déficit commercial s’est aggravé, retranchant 0,8 point du PIB malgré un rebond des exportations (+5,4% contre -1,3%), tandis que l’immobilier est resté sur la bonne voie avec un gain de 13,4% des investissements résidentiels après une hausse de 12,5% de janvier à mars.
Autre signal positif concernant l’évolution de l’économie outre-Atlantique, le cabinet ADP a indiqué que le secteur privé du pays avait créé 200.000 emplois en juillet, là encore au-delà des attentes. Et le chiffre de juin a été revu en hausse de 188.000 à 198.000. Dans l’attente de la publication attendue demain des chiffres officiels sur l’emploi, l’enquête ADP témoigne d’un renouveau, alors même que le taux de croissance du trimestre écoulé reste inférieur à celui de 2% considéré comme un seuil permettant un recul du taux de chômage.
Ces toutes dernières statistiques ont été publiées quelques heures seulement avant l’annonce de la décision officielle du comité monétaire de la Réserve fédérale. Mais elles contribuent clairement à alimenter le débat concernant l’attitude future de la banque centrale américaine.
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