La consolidation des acteurs du mobile met en effervescence les télécoms

Les opérations annoncées sur Vodafone et Nokia ont porté le montant des transactions dans le secteur à 231,6 milliards de dollars depuis janvier
Yves-Marc Le Reour
télécoms
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Les opérations transatlantiques annoncées cette semaine par Vodafone (130,1 milliards de dollars) et sur Nokia (7,2 milliards de dollars) ont fait exploser la valeur des transactions dans les télécoms. Selon des statistiques publiées par Thomson Reuters, les fusions liées aux opérateurs et aux équipementiers télécoms s’élèvent à 231,6 milliards de dollars à l’échelle mondiale depuis le début de l’année, au plus haut par rapport à la période comparable de 2006 où elles avaient atteint 231,8 milliards.

Le secteur s’est hissé en tête du palmarès mondial des fusions et acquisitions cette année. Avec 15% du montant des opérations annoncées, il devance l’énergie qui représente 12% des transactions sur la période.

La valeur des transactions sur des cibles européennes du secteur atteint 107,5 milliards de dollars depuis janvier, au plus haut depuis le record de 274,3 milliards de l’an 2000 à la même époque. La reprise par Verizon de la participation de Vodafone dans leur coentreprise mobile outre-Atlantique constitue même la troisième plus importante transaction de tous les temps, derrière le rachat de Mannesmann par Vodafone pour 203 milliards de dollars à l’automne 1999 et l’acquisition d’AOL par Time Warner pour 181,5 milliards en janvier 2000.

La vague de consolidation actuelle semble loin d’être terminée. «La rapidité du rythme d’innovation, une dynamique concurrentielle grandissante et une marge de manœuvre sur le coût du capital ont créé un contexte propice à des évolutions stratégiques envisagées depuis longtemps», juge Jennifer Nason, présidente du pôle tech-media-télécoms chez JPMorgan Chase Investment Banking. Dans un entretien accordé au Handelsblatt, le commissaire européen à la concurrence Joaquin Almunia a indiqué qu’il ne voyait pas d’objection de principe à des rapprochements entre opérateurs sur le Vieux Continent.

Du côté des équipementiers, la décision de Nokia de sortir des téléphones mobiles devrait accélérer la conclusion de la revue stratégique en cours chez BlackBerry. Selon le Wall Street Journal qui se réfère à des sources proches du dossier, un processus de mise aux enchères des actifs du groupe canadien pourrait être mené à bien d’ici au mois de novembre. Des acteurs financiers nord-américains et des industriels asiatiques sont sur les rangs pour participer au processus, qui devrait conduire au démantèlement d’une autre star déchue des mobiles.

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