La Cnuced prévoit un rebond des investissements directs étrangers
L’amélioration des perspectives économiques mondiales se reflète également dans les flux d’investissements transfrontaliers. D’après le rapport annuel de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) publié hier, les investissements directs étrangers (IDE) devraient de nouveau croître cette année et en 2018 après avoir reculé de 2% l’année passée. A 1.800 milliards de dollars (1.600 milliards d’euros) attendus en 2017, les niveaux d’IDE resteront inférieurs au pic de 2007 de 1.900 milliards.
«Une reprise réelle des IDE n’est pas encore véritablement acquise, mais nous sommes prudemment optimistes, a déclaré le secrétaire général de la Cnuced, Mukhisa Kituyi. Bien que le rapport prévoie un accroissement modeste pour 2017, d’autres facteurs, tels que des risques géopolitiques accrus, pourraient limiter l’ampleur de la reprise.»
Le recul des IDE l’an passé est d’abord dû à «une forte diminution des prêts interentreprises» dans un contexte de baisse de prix des matières premières et d’incertitude politique. Au contraire, d’importantes opérations de fusions-acquisitions ont soutenu les volumes dans les pays développés, en particulier au Royaume-Uni, qui a été le deuxième pays d’accueil l’an dernier avec 254 milliards de dollars d’IDE contre 33 milliards en 2015, alors qu’il ne s’inscrit pas dans les 20 premiers pays d’origine. Pour les années qui viennent, les Etats-Unis devraient continuer à se maintenir en tête des pays d’accueil, suivis de la Chine et de l’Inde.
Pour la première fois l’an dernier la Chine a été le deuxième pays d’origine des IDE au niveau mondial avec des volumes en hausse de 44% à 183 milliards, derrière les Etats-Unis, une place qu’elle devrait conserver à l’avenir alors que les entreprises chinoises se déploient à l’international. Les réactions aux investissements directs chinois ont participé à une légère remontée des mesures protectionnistes, alors que les politiques d’investissement deviennent «plus complexes, plus divergentes et plus incertaines», note la Cnuced. «Les nouvelles restrictions ou régulations de l’investissement reflètent largement des préoccupations liées à la possession étrangère d’industries stratégiques», écrivent les auteurs du rapport, pour qui ces tendances viennent «nuancer un environnement politique globalement favorable aux IDE».
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