La Chine fait appel aux investisseurs étrangers pour financer sa transition écologique
Pour faire face aux problématiques environnementales et au changement climatique, le rapport du Climate bonds Initiative estime qu’entre 320 et 640 milliards de dollars seraient nécessaires chaque année à la Chine. En effet, le coût des dommages écologiques est estimé entre 3 et 6% du PIB chinois, et la nécessité d’une transition écologique se fait sentir.
La transition écologique requiert ainsi de nombreux capitaux, que l’Etat ne peut fournir. La solution réside donc dans les fameux green bonds. En ouvrant ce segment aux investisseurs privés, notamment internationaux, la Chine pourrait ainsi financer sa transition écologique. Si des mesures ont déjà été prises - avec l’accès facilité pour les investisseurs institutionnels au marché interbancaire chinois, où s’échangent 93% des titres « verts » – le marché des green bonds reste encore peu mature, bien qu’en pleine expansion. De 11 milliards de dollars en 2011, il est passé à 41,8 milliards en 2015, et la croissance devrait se poursuivre les années suivantes.
Le marché des green bonds est assuré d’un soutien politique, notamment de la part de la Banque Centrale Chinoise . La feuille de route publié par celle-ci en Décembre 2015 met en place les grandes lignes de réflexion à ce sujet.
Toutefois, afin d’attirer les investisseurs internationaux, il est crucial pour la Chine de diminuer les coûts de transaction. Notamment, la convergence vers des standards de définitions des activités vertes -compatibles avec les normes internationales- est primordiale: à titre d’exemple, il existe une grande divergence concernant le traitement des énergies fossiles.
Enfin, le chemin vers des standards de vérifications plus développés, notamment via l’audit par des cabinets tiers, semble encore long, bien que le rapport salue les efforts en ce domaine. Ces pratiques devraient accompagner la croissance des marchés dans les années à venir.
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