La cession d’Axa Private Equity se précise
Le dossier de la vente d’Axa Private Equity (Axa PE), la filiale de capital-investissement de l’assureur français, se rapproche de son dénouement. Alors que la compagnie l’a officiellement ouvert il y a près d’un an avec la mise en route d’une «revue stratégique», elle pourrait le refermer le mois prochain. En mai dernier, l’assureur avait indiqué qu’il espérait boucler la vente de son activité de capital-investissement d’ici la fin de l’année.
Selon les informations livrées hier par l’agence de presse Dow Jones Newswires, la cession d’une part majoritaire du capital se ferait auprès d’un groupe d’investisseurs comprenant entre autres la Caisse de Dépôt et Placement du Québec.
En revanche, toujours selon Dow Jones, le fonds souverain de Singapour GIC pourrait au bout du compte ne pas prendre part à l’opération. L'équipe dirigeante prendrait une participation importante et Axa conserverait une participation minoritaire. La société garderait son nom actuel pendant encore deux ans. Selon la presse, Axa PE, qui affiche 28 milliards de dollars d’actifs sous gestion, serait valorisée entre 200 et 400 millions d’euros. Hormis une vente, l’hypothèse d’une introduction en Bourse d’Axa PE avait également circulé en mars dernier.
Alors que l’agitation autour de ce dossier repartait de plus belle hier, la société a annoncé le même jour l’acquisition de Riemser Arzneimittel AG, un fabricant allemand de produits pharmaceutiques. Axa PE a repris les parts de la famille fondatrice et celles de plusieurs investisseurs minoritaires, dont TVM Capital.
Dans un communiqué, l’acquéreur indique que Riemser «se focalise sur la vente, le marketing et la gestion du cycle de vie des médicaments destinés à des marchés thérapeutiques de niche aux besoins médicaux hautement spécifiques, principalement dans les domaines de l’oncologie, l’infectiologie et la dermatologie». Le chiffre d’affaires de la cible a atteint 100 millions d’euros en 2011.
Axa PE continue ainsi de marquer son dynamisme ; il a clôturé en juin le plus gros fonds secondaire de l’histoire à 7,1 milliards de dollars (5,63 milliards d’euros). Il s'était offert le luxe de battre le précédent record établi en 2011 par Lexington Partners à 7 milliards de dollars.
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Kiev - La Russie a annoncé lundi un cessez-le-feu unilatéral avec l’Ukraine les 8 et 9 mai pour les commémorations de la victoire de la Seconde Guerre mondiale, et a menacé de lancer une «frappe massive de missiles» sur Kiev si l’Ukraine le violait. L’Ukraine a répondu en déclarant sa propre trêve les 5 et 6 mai, estimant qu’il n'était «pas sérieux» de s’attendre à ce qu’elle observe un cessez-le-feu à l’occasion d’un jour férié militaire russe. Ces annonces interviennent à un moment où les Etats-Unis recentrent leur attention sur le conflit au Moyen-Orient après leurs efforts déployés pour mettre fin à la guerre en Ukraine, provoquée par l’invasion russe à grande échelle du pays en 2022. «Conformément à une décision du Commandant suprême des forces armées de la Fédération de Russie, (le président) Vladimir Poutine, un cessez-le-feu a été décrété du 8 au 9 mai 2026", a indiqué le ministère dans un message publié sur MAX, une application de messagerie soutenue par l’Etat. «Si le régime de Kiev tente de mettre en oeuvre ses plans criminels visant à perturber les célébrations du 81e anniversaire de la Victoire lors de la Grande Guerre patriotique, les forces armées russes lanceront une frappe massive de missiles de représailles sur le centre de Kiev», a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué diffusé également sur MAX. «Nous avertissons la population civile de Kiev et les employés des missions diplomatiques étrangères de la nécessité de quitter la ville sans délai», a-t-il ajouté sans autre explication. La Russie commémore chaque année la Journée de la Victoire soviétique contre l’Allemagne nazie en 1945 en organisant un vaste défilé militaire sur la place Rouge à Moscou. De son côté, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré lundi qu’il n'était «pas sérieux» d’instaurer un cessez-le-feu pour permettre à la Russie de célébrer cette journée, et que Moscou craignait que les drones ukrainiens ne «bourdonnent au-dessus de la place Rouge». «A ce jour, il n’y a eu aucune demande officielle adressée à l’Ukraine concernant les modalités d’une cessation des hostilités dont il est question sur les réseaux sociaux russes», a indiqué M. Zelensky dans un message publié sur la plateforme X. «A cet égard, nous annonçons un régime de cessez-le-feu à partir de 00H00 dans la nuit du 5 au 6 mai», a-t-il ajouté. Le président ukrainien a ensuite atterri à Bahreïn pour des discussions sur la «coopération en matière de sécurité» avec ce pays du Golfe, a indiqué à l’AFP une source au sein de la délégation ukrainienne. Attaques meurtrières Lundi, une frappe de missile russe a coûté la vie à sept civils dans la ville de Merefa, située près de Kharkiv dans l’est de l’Ukraine, et une attaque de drone a provoqué la mort d’un couple dans une localité du sud, selon les autorités ukrainiennes. Un journaliste de l’AFP a vu à Merefa des corps étendus dans la rue, recouverts de couvertures et de draps blancs ainsi que des magasins et maisons éventrés et des voitures endommagées. Une femme, dont un proche a été tué dans une voiture, caressait son corps à travers la vitre du véhicule, tête baissée. Selon des informations préliminaires, l’attaque a été menée à l’aide d’un missile balistique de type Iskander, a précisé le parquet régional. L’Ukraine se bat depuis plus de quatre ans contre l’invasion russe à grande échelle et la région de Kharkiv, frontalière de la Russie, est très régulièrement visée par des attaques russes. Une partie importante de ce territoire avait été occupée par l’armée russe au début de la guerre, puis largement reprise par les forces ukrainiennes. La zone contrôlée par les Russes en Ukraine a diminué de quelque 120 km2 en avril, ce qui n'était plus arrivé depuis la contre-offensive ukrainienne de l'été 2023, selon l’analyse par l’AFP des données de l’Institut pour l'étude de la guerre (ISW). L’invasion russe de l’Ukraine, conflit le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des centaines de milliers de morts des deux côtés. Victoria LUKOVENKO © Agence France-Presse -
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