Le graphique ci-dessous présente l'évolution des salaires et de la productivité dans la zone euro. En 2023, on observe une croissance relativement soutenue des salaires, tandis que la productivité, elle, a décéléré. Le niveau de la croissance de la productivité contraste avec celui observé aux États-Unis et peut s’expliquer par une digitalisation moins réussie au début des années 2000, une économie reposant davantage sur les PME, une démographie moins favorable, ainsi que par les différentes réglementations de l’UE qui entravent l’entrée sur le marché de nouvelles entreprises.
Cet écart entre la croissance soutenue des salaires et la faiblesse de la productivité inquiète la BCE puisqu’elle peut alimenter l’inflation.
Pourtant, les données sur les salaires négociés ainsi que les projections établies par le personnel même de la BCE indiquent déjà un net ralentissement de la croissance des salaires pour 2024. Aussi, une grande partie des récentes hausses de salaire semble bien plutôt participer d’un phénomène ponctuel voire de rattrapages. Enfin, les marges des entreprises peuvent s’ajuster pour compenser.
Cet épisode traduit l’état d’esprit de la BCE extrêmement prudent quant au risque d’inflation. La BCE préfère attendre plus de données avant de baisser ses taux même si cela se fait au détriment de l’activité et de l’emploi.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
La salve de statistiques officielles publiées jeudi a apporté de bonnes nouvelles sur l’évolution générale de l’économie au deuxième trimestre. La Banque centrale européenne (BCE) sera d’autant plus attentive à l’évolution de l’inflation d’ici à sa réunion monétaire du 10 septembre.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit
Première conséquence visible d’El Niño à ce jour, l’autorité du canal du Panama a annoncé une réduction du nombre de bateaux transitant par l'isthme en raison de la sécheresse