La BCE augmente le poids de l’Allemagne à son bilan et réduit celui de l’Italie
La Banque centrale européenne (BCE) devrait acquérir moins de titres de dette souveraine italienne et espagnole à partir de janvier, en raison d’une modification de la clé de répartition de son capital.
La BCE a annoncé qu’elle avait «adopté des actes juridiques concernant l’ajustement quinquennal régulier de la clé de répartition de son capital et des contributions versées par les banques centrales nationales (BCN) de l’Union européenne». La part de l’Allemagne au capital de la BCE augmentera au 1er janvier à 18,4%, contre 18% actuellement, tandis que celle de l’Italie diminuera de 12,3% à 11,8% et que celle de l’Espagne passera de 8,8% à 8,3%. La part de la France au capital de la BCE augmentera légèrement, de 14,18% actuellement à 14,20% au 1er janvier, selon la BCE.
Ces changements devraient affecter les achats d’obligations réalisés par la BCE dans le cadre de son programme d’assouplissement quantitatif (QE). Ce programme doit s’achever fin décembre, mais la banque centrale continuera de réinvestir le produit des obligations parvenues à maturité.
Jusqu'à présent, la BCE a réalisé ses achats en respectant la clé de répartition de son capital et dispose de ce fait d’un important stock de Bunds allemands. Elle détient actuellement environ 513 milliards d’euros d’emprunts d’Etat allemands et 362 milliards d’euros de dette souveraine italienne.
Les responsables de la BCE n’ont pas encore décidé de leur stratégie de réinvestissement du produit des obligations parvenues à maturité. Il est toutefois probable que l’institution réinvestisse dans des obligations en respectant sa nouvelle clé de répartition. La décision devrait être annoncée après la prochaine réunion de politique monétaire du conseil des gouverneurs, prévue le 13 décembre.
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