La baisse du coût du risque soutient les résultats mitigés de Natixis

La banque confirme le redressement de ses activités cœur pendant l’année et annonce que les objectifs 2010 seront atteints
Antoine Landrot

La filiale de BPCE, Natixis, sort progressivement de l’ornière, mais publie des comptes trimestriels en deçà des attentes, contrairement à BNP Paribas et la Société Générale. Son résultat net recule ainsi de 16% par rapport au troisième trimestre 2009, à 305 millions d’euros, alors que le consensus Reuters anticipait 340 millions.

La banque de gros du groupe BPCE a notamment été pénalisée par des éléments non récurrents de 68 millions d’euros, comme la revalorisation de sa propre dette. La contribution des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires au résultat a elle-même fortement reculé (-40%), à 50 millions d’euros.

«L’élément principal est la continuation de la hausse du résultat avant impôt dans nos métiers cœurs», a souligné Laurent Mignon, le directeur général de Natixis. Il s’est en effet adjugé 75% sur douze mois, à 427 millions d’euros.

Les activités de banque de financement d’investissement (BFI) ont fortement contribué à ce redressement, grâce à un coût du risque très faible. Les provisions ont en effet reculé de 85%, à 26 millions d’euros. Une tendance partagée par ses rivales françaises. Cette baisse explique largement le triplement du bénéfice avant impôt de la BFI (à 262 millions). Face à une activité réduite sur les marchés de capitaux (-26% à 301 millions), le produit net bancaire (PNB) a été soutenu par les financements structurés (+22%), métier historique de Natixis. Les revenus progressent de 4%, à 675 millions.

Laurent Mignon a retenu la tendance entamée depuis le début de l’année. Le PNB de Natixis progresse en effet de 16% sur neuf mois et atteint 4,78 milliards d’euros. Le dirigeant s’est ainsi déclaré confiant dans la capacité de l’établissement à atteindre l’objectif de 6 milliards d’euros pour l’exercice 2010. Son résultat net ressort à 1,3 milliard, face à une perte de plus de 2,2 milliards un an plus tôt. Aucune charge ne sera passée suite à l’accord intervenu hier avec Goldman Sachs sur le débouclage de dérivés de crédit (CDS).

De même, la GAPC (qui regroupe les actifs risqués de l’établissement) «n’est plus un élément important dans les résultats du groupe», s’est réjoui Laurent Mignon. Elle a eu un effet négatif de 21 millions sur le trimestre et de 90 millions depuis le 1er janvier. La valeur de ses actifs pondérés a été réduite de 5,5 milliards d’euros, mais atteignait encore 29,9 milliards au 30 septembre.

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