La baisse du coût du risque soutient les résultats mitigés de Natixis
La filiale de BPCE, Natixis, sort progressivement de l’ornière, mais publie des comptes trimestriels en deçà des attentes, contrairement à BNP Paribas et la Société Générale. Son résultat net recule ainsi de 16% par rapport au troisième trimestre 2009, à 305 millions d’euros, alors que le consensus Reuters anticipait 340 millions.
La banque de gros du groupe BPCE a notamment été pénalisée par des éléments non récurrents de 68 millions d’euros, comme la revalorisation de sa propre dette. La contribution des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires au résultat a elle-même fortement reculé (-40%), à 50 millions d’euros.
«L’élément principal est la continuation de la hausse du résultat avant impôt dans nos métiers cœurs», a souligné Laurent Mignon, le directeur général de Natixis. Il s’est en effet adjugé 75% sur douze mois, à 427 millions d’euros.
Les activités de banque de financement d’investissement (BFI) ont fortement contribué à ce redressement, grâce à un coût du risque très faible. Les provisions ont en effet reculé de 85%, à 26 millions d’euros. Une tendance partagée par ses rivales françaises. Cette baisse explique largement le triplement du bénéfice avant impôt de la BFI (à 262 millions). Face à une activité réduite sur les marchés de capitaux (-26% à 301 millions), le produit net bancaire (PNB) a été soutenu par les financements structurés (+22%), métier historique de Natixis. Les revenus progressent de 4%, à 675 millions.
Laurent Mignon a retenu la tendance entamée depuis le début de l’année. Le PNB de Natixis progresse en effet de 16% sur neuf mois et atteint 4,78 milliards d’euros. Le dirigeant s’est ainsi déclaré confiant dans la capacité de l’établissement à atteindre l’objectif de 6 milliards d’euros pour l’exercice 2010. Son résultat net ressort à 1,3 milliard, face à une perte de plus de 2,2 milliards un an plus tôt. Aucune charge ne sera passée suite à l’accord intervenu hier avec Goldman Sachs sur le débouclage de dérivés de crédit (CDS).
De même, la GAPC (qui regroupe les actifs risqués de l’établissement) «n’est plus un élément important dans les résultats du groupe», s’est réjoui Laurent Mignon. Elle a eu un effet négatif de 21 millions sur le trimestre et de 90 millions depuis le 1er janvier. La valeur de ses actifs pondérés a été réduite de 5,5 milliards d’euros, mais atteignait encore 29,9 milliards au 30 septembre.
Plus d'articles du même thème
-
Milleis nomme un directeur général délégué
La banque privée rachetée par LCL en avril dernier accueille Olivier Chatain, l'ancien responsable du pôle stratégie, juridique et transformation du Groupe Indosuez. -
Goldman Sachs AM nomme James Peagam co-responsable Asie-Pacifique
Goldman Sachs mise sur James Peagam pour renforcer sa présence en Asie-Pacifique -
PARTENARIATSanté mentale des consommateurs : passer de la prise de conscience aux solutions
Après avoir interrogé l’impact des produits et services sur la santé mentale des consommateurs, le groupe de travail “Santé mentale : l’affaire des entreprises comme des investisseurs”, co-fondé par Sycomore AM dans le cadre de la saison 2 du Think Tank “2030, Investir Demain”, s’est réuni le 27 mai pour un quatrième et dernier atelier consacré aux solutions, avec un focus particulier sur la tech. L’objectif : identifier les leviers permettant aux entreprises et aux investisseurs de mieux anticiper et prévenir les effets négatifs potentiels des produits et services.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Les actions coréennes approchent du bear market
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Audace« Un grand bond en avant » : le plan de la Corée du Sud dans la course de l'IA
Refusant d'être les spectateurs de la prochaine révolution industrielle, l'Etat et les grandes entreprises du pays se sont entendus pour créer un pôle entièrement dédié à l'intelligence artificielle -
Tribune libre« La loi anti-fast fashion marque l’entrée de nos économies dans l’ère des limites »
La loi anti-fast fashion reste perfectible, notamment sur son périmètre et sa mise en œuvre. Mais sa portée dépasse son contenu juridique, juge Elisabeth Denner, associée chez BearingPoint -
IdentitésCeux qui veulent que la France ne meure pas
De Gaulle avait compris qu'un chef d'Etat ne dirige pas une tribu contre une autre. Il rassemble, ou il n'est rien