KBC a 2017 en ligne de mire pour rembourser l’Etat
KBC veut solder dès 2017 ses dettes envers l’Etat belge. Le bancassureur belge anticipe de trois ans l’échéance prévue à l’origine en 2020. Le remboursement total pourrait même intervenir plus tôt, a indiqué son directeur général Johan Thijs à l’occasion d’une journée investisseurs, organisée hier.
Le groupe a perçu au total 7 milliards d’euros d’aides provenant de l’Etat fédéral belge et de la région flamande en 2008 et 2009, au plus fort de la crise financière. Il a déjà payé ce qu’il devait à l’Etat en janvier et décembre 2012, soit 3,6 milliards d’euros (assortis d’une prime de 450 millions) et a remboursé 1,7 milliard à la Flandre (plus 580 millions de prime) en 2013 et janvier 2014. Il lui doit encore 2,3 milliards d’euros. C’est ce solde qui devait faire l’objet d’un échelonnement à raison de 7 paiements annuels de 330 millions d’euros jusqu’en 2020. Mais le groupe se réservait la possibilité d’accélérer le rythme de ses remboursements. C’est désormais chose faite.
KBC compte pour cela consacrer un tiers du capital excédentaire qu’il devrait générer dans les trois ans qui viennent, a indiqué Luc Popelier, directeur financier du bancassureur. Un deuxième tiers sera consacré au versement d’un dividende à partir de l’exercice 2016, sachant que la banque ne versera rien au titre de 2015. KBC promet un taux de distribution d’au moins 50%, proportion qui inclut le coupon payé pour l’aide de l’Etat et pour les titres de quasi-capital additionnal tier one (AT1). Le troisième tiers financera les investissements.
Ces investissements se concentreront sur les marchés où KBC est présent à l’heure actuelle, à savoir la Belgique, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Bulgarie. Dans le cadre des contreparties négociées avec la Commission européenne suite au sauvetage du bancassureur par les autorités belges, le groupe a quitté les marchés allemand, russe, slovène, serbe et polonais.
En Irlande, KBC anticipe un retour aux bénéfices en 2016. Une fois l’équilibre atteint, une cession n’est pas exclue. Concernant cette filiale, Johan Thijs a indiqué avoir finalement écarté l’éventualité de la fusionner avec celle d’une autre banque. RBS a mandaté Morgan Stanley concernant les activités d’Ulster Bank en République d’Irlande.
Enfin, KBC entend maintenir un ratio de fonds propres durs common equity tier one (sous Bâle 3) minimum de 10,5% à compter de 2017.
Plus d'articles du même thème
-
Thales fait parler les synergies pour emporter Exail
Trois jours à peine après l'abandon des discussions entre Safran et Exail, Thales a signé un accord avec le groupe Gorgé en vue d'acquérir le spécialiste de la robotique. Pour les marchés, la logique industrielle semble mieux respectée. -
Le marché primaire high yield frôle l’indigestion
Deux émissions de CPI Property et d’HelloFresh ont été difficilement placées. Le marché est cher et laisse peu de place aux situations les plus limites, quel que soit le prix, surtout après une vague massive d’émissions au cours des deux derniers mois. Les investisseurs se veulent disciplinés et prudents. -
Sky et ITV réunissent leurs forces face aux géants mondiaux du streaming
La filiale de Comcast déboursera jusqu’à 1,6 milliard de livres pour le rachat d’ITV Media and Entertainment. Le nouvel ensemble pèsera 20% de l’audience britannique, derrière la BBC et devant YouTube.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Les actions coréennes approchent du bear market
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Menace, pardon et unité : Jordan Bardella au défi du rassemblement
A la veille de la décision de la cour d'appel de Paris qui pourrait faire de lui le candidat du RN à l'Elysée, Jordan Bardella soigne son image de rassembleur. Il multiplie les gestes envers les différentes sensibilités du parti, mais ne parvient pas à dissiper les craintes d'une purge -
Stop ou encoreMarine Le Pen, le jugement dernier
La cour d'appel tranche ce mardi si Marine Le Pen peut briguer l’Elysée ou si Jordan Bardella défendra les couleurs du RN. Deux années de sursis ont déjà bouleversé le parti : quel rôle pour leur cheffe si elle n'est plus la candidate ? -
Coup de têteMotion de censure : Olivier Faure, la solitude du frondeur
Il y a six mois, le premier secrétaire du PS avait choisi de ne pas censurer Sébastien Lecornu sur le budget, contre l’avis des siens. Aujourd’hui, il fait le choix inverse, là encore à rebours de la majorité de son groupe, pour ne pas couper les ponts avec des écologistes de plus en plus tentés par Jean-Luc Mélenchon