KBC a 2017 en ligne de mire pour rembourser l’Etat

Le bancassureur belge anticipe de trois ans l'échéance prévue. Il consacrera un tiers de son capital excédentaire pour y parvenir
Antoine Landrot

KBC veut solder dès 2017 ses dettes envers l’Etat belge. Le bancassureur belge anticipe de trois ans l’échéance prévue à l’origine en 2020. Le remboursement total pourrait même intervenir plus tôt, a indiqué son directeur général Johan Thijs à l’occasion d’une journée investisseurs, organisée hier.

Le groupe a perçu au total 7 milliards d’euros d’aides provenant de l’Etat fédéral belge et de la région flamande en 2008 et 2009, au plus fort de la crise financière. Il a déjà payé ce qu’il devait à l’Etat en janvier et décembre 2012, soit 3,6 milliards d’euros (assortis d’une prime de 450 millions) et a remboursé 1,7 milliard à la Flandre (plus 580 millions de prime) en 2013 et janvier 2014. Il lui doit encore 2,3 milliards d’euros. C’est ce solde qui devait faire l’objet d’un échelonnement à raison de 7 paiements annuels de 330 millions d’euros jusqu’en 2020. Mais le groupe se réservait la possibilité d’accélérer le rythme de ses remboursements. C’est désormais chose faite.

KBC compte pour cela consacrer un tiers du capital excédentaire qu’il devrait générer dans les trois ans qui viennent, a indiqué Luc Popelier, directeur financier du bancassureur. Un deuxième tiers sera consacré au versement d’un dividende à partir de l’exercice 2016, sachant que la banque ne versera rien au titre de 2015. KBC promet un taux de distribution d’au moins 50%, proportion qui inclut le coupon payé pour l’aide de l’Etat et pour les titres de quasi-capital additionnal tier one (AT1). Le troisième tiers financera les investissements.

Ces investissements se concentreront sur les marchés où KBC est présent à l’heure actuelle, à savoir la Belgique, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Bulgarie. Dans le cadre des contreparties négociées avec la Commission européenne suite au sauvetage du bancassureur par les autorités belges, le groupe a quitté les marchés allemand, russe, slovène, serbe et polonais.

En Irlande, KBC anticipe un retour aux bénéfices en 2016. Une fois l’équilibre atteint, une cession n’est pas exclue. Concernant cette filiale, Johan Thijs a indiqué avoir finalement écarté l’éventualité de la fusionner avec celle d’une autre banque. RBS a mandaté Morgan Stanley concernant les activités d’Ulster Bank en République d’Irlande.

Enfin, KBC entend maintenir un ratio de fonds propres durs common equity tier one (sous Bâle 3) minimum de 10,5% à compter de 2017.

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