Joe Biden remporte l’élection américaine
Joe Biden sera le 46e président des Etats-Unis. La victoire du candidat démocrate a été annoncée par plusieurs médias américains, dont l’agence Associated Press, le New York Times et CNN, avant que Joe Biden l’annonce officiellement. Dans une première déclaration, l’ancien vice-président de Barack Obama s’est dit honoré d’avoir été choisi par le peuple et a promis d'être le président de tous les américains. « Amérique, je suis honoré que vous m’ayez choisi pour diriger ce grand pays », a-t-il déclaré sur Twitter. « Le travail qui nous attend sera difficile, mais je vous fais une promesse : je serai le président de tous les Américains, que vous ayez voté ou non pour moi ».
Extrêmement serrée, l'élection a basculé dans le camp démocrate en Pennsylvanie. Joe Biden l’a emporté dans cet Etat, ajoutant ainsi 20 grands électeurs à son compteur, ce qui lui permet de passer la barre fatidique des 270 grands électeurs.
Le candidat démocrate Joe Biden est crédité de 273 grands électeurs contre 234 pour le président sortant Donald Trump, selon les dernières projections de l’institut Edison Research. A ce stade, quatre Etats représentant un total de 48 grands électeurs manquent encore à l’appel : Arizona (11), Caroline du Nord (15), Géorgie (16) et Nevada (6).
Donald Trump promet d’aller en justice lundi
Le président sortant Donald Trump ne s’avoue pas vaincu et a lancé que l'élection est loin d'être finie. De multiples réclamations ont été lancées dans plusieurs Etats pour contester les dépouillements. Il a assuré que son camp défendra son cas en justice dès lundi.
La mission de Joe Biden et de sa vice-présidente, Kamala Harris, s’annonce extrêmement difficile, dans un pays divisé et dont l'économie a été touchée par les effets de la pandémie de nouveau coronavirus. La division du Congrès risque de retarder la mise en oeuvre du plan de relance espéré.
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Israël poursuit ses frappes au Liban, qui ont fait au moins 380 morts depuis la trêve
Beyrouth - L’armée israélienne a poursuivi mardi ses frappes au Liban, tuant dans le sud 13 personnes, qui viennent s’ajouter aux 380 morts depuis l’instauration du cessez-le-feu le 17 avril, selon les autorités. Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s’y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l’armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu’il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. «Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés», une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts «dont un soldat et un ressortissant syrien», et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué «quatre citoyens dont un enfant et une femme», et blessé deux autres, a indiqué le ministère. «Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l’ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D’après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. «Nous ne nous rendrons pas» Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu’il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. «Nous ne nous rendrons pas», a affirmé le chef de l’organisation, Naïm Qassem. «Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d’Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël «dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah». Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d’abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d’Israël du Liban. Après l’entrée en vigueur de la trêve, l’armée israélienne a établi en territoire libanais une «ligne jaune» à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu’au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une «opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani». Interrogée par le bureau de l’AFP à Jérusalem, l’armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant. © Agence France-Presse