ING veut ouvrir à des tiers sa filiale française ING Parcom

Le groupe néerlandais a mandaté Lazard pour rechercher des partenaires prêts à investir dans sa structure captive de private equity
Antoine Landrot
ING veut ouvrir à des tiers sa filiale française ING Parcom - Photo : Bloomberg
ING veut ouvrir à des tiers sa filiale française ING Parcom - Photo : Bloomberg  - 

Alors que certaines banques se sont séparées de leur activité de capital-investissement, ING cherche une solution intermédiaire. L'établissement néerlandais a mandaté Lazard pour élargir à un ou plusieurs partenaires sa filiale française ING Parcom Private Equity, ont révélé à L’Agefi des sources institutionnelles. Les contacts pris avec plusieurs investisseurs sont à un stade avancé. Vendredi dernier, l’agence Bloomberg avait indiqué qu’ING cherchait à céder sa filiale. Ni le bancassureur, ni ING Parcom PE n’ont fait de commentaires.

Nombreux sont les établissements qui, en raison des contraintes imposées par les règles de Bâle 3 et Solvabilité 2, ont cédé tout ou partie de leur activité et/ou de leur portefeuille de participations dans le non-coté. En France, Natixis, le Crédit Agricole, Groupama, Axa et BNP Paribas ont procédé ainsi depuis 2010. En outre, ING s’est vu imposer par Bruxelles une restructuration en échange de l’aide publique reçue pendant la crise. Le groupe doit notamment se séparer de ses activités d’assurance. Or, ING Parcom PE est détenu à 100% par Parcom Capital, entité qui porte les investissements du pôle assurance d’ING dans le non-coté.

ING Parcom PE a en effet la particularité de dépendre exclusivement de sa maison-mère, alors que la plupart des groupes financiers (agissant en simples sponsors) avaient ouvert les fonds de leur société de gestion à des investisseurs tiers - la captive d’ING n’est d’ailleurs pas une société, mais un fonds d’investissement. Cette spécificité explique probablement la solution retenue.

Selon nos informations, ING a l’intention de demeurer le premier investisseur au sein d’ING Parcom PE, créé en 2001. Le bancassureur avait mobilisé une enveloppe de 300 millions d’euros, dont environ la moitié ont déjà été investis depuis 2002, dans 13 opérations. L'équipe a depuis réalisé 7 sorties. Lorsqu’un accord sera trouvé, le ou les futurs partenaires détiendront une part du fonds et participeront donc aux appels suivants. On pourrait assimiler cette opération à du early secondary (dans laquelle le véhicule n’est pas totalement investi).

Une cession complète aurait été plus compliquée. «Soit ING aurait dû trouver un repreneur qui accepte d’acquérir le portefeuille et de recruter l’équipe pour en assurer le suivi, soit l’équipe aurait dû créer une société de gestion et trouver un gérant de fonds secondaires pour acheter les participations auprès d’ING», analyse un professionnel.

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