ING Parcom accède à l’indépendance
Un assureur de plus se sépare de son activité de capital-investissement. ING Parcom Private Equity, filiale française de NN Group, la compagnie d’assurances du néerlandais ING, a annoncé hier qu’elle prenait son indépendance. Elle a été rebaptisée Parquest Capital.
Tant qu’elle évoluait dans le giron de NN Group, la firme était une pure captive: son rôle consistait à investir les fonds propres de son actionnaire et d’ING. Volant désormais de ses propres ailes, Parquest devait s’ouvrir à des investisseurs tiers. Elle vient de lever un véhicule de 300 millions d’euros, Parquest Capital 1. Il réunit une dizaine d’investisseurs, dont le gérant alternatif suisse LGT Capital Partners et les gérants français de private equity Idinvest et Five Arrows à travers leur activité de fonds de fonds. La liste compte un institutionnel du Sud-Est asiatique.
La sortie de NN Group est liée à la restructuration que Bruxelles a imposée à sa maison-mère ING en échange de l’aide d’Etat reçue pendant la crise. Cette restructuration conduit à l’introduction en Bourse des activités d’assurance et de gestion. Dans ce contexte, «NN Group a réaffirmé son intérêt pour le non-coté, tout en ne souhaitant plus être sponsor unique de l'équipe française», précise Denis Le Chevallier, directeur associé de Parquest. NN Group (conseillé par Lazard) demeure toutefois le principal investisseur dans Parquest Capital 1, selon une pratique coutumière lorsqu’une équipe prend son indépendance, comme cela a été le cas de Natixis pour Nixen Partners et Initiative & Finance, ou d’Axa pour Ardian. De plus, le véhicule reprend la quasi-totalité des participations du portefeuille de Parcom, composé de six sociétés (dont Vivalto Santé, Saficalcan et 5àSec). Si Parquest ne souhaite pas préciser le nom des entreprises transférées, son nouveau fonds réalisera entre 6 et 8 opérations nouvelles. Or, un véhicule de private equity compte en général une douzaine de participations.
Parquest n’entend pas modifier sa stratégie: il investira entre 10 et 50 millions d’euros dans des PME valorisées entre 30 et 150 millions, principalement dans les secteurs de la santé, de la grande consommation et du B2B. «Notre projet est tel qu’il est suffisamment mobilisateur. Nous restons en ligne avec notre modèle, sans projet de diversification», indique Denis Le Chevallier. Alors que l’univers du capital-investissement se concentre, le rapprochement avec une autre équipe n’est donc pas à l’ordre du jour.
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