Hors du gouvernement, le SPD compliquera l’équation européenne d’Angela Merkel
A la veille du discours d’Emmanuel Macron sur l’avenir de l’Europe à la Sorbonne, la nouvelle tombe mal. Martin Schulz, tête de liste des sociaux-démocrates aux élections législatives allemandes de dimanche, a confirmé, ce lundi, l’intention du SPD de siéger désormais dans l’opposition au Bundestag.
«Nous avons compris quelle est notre mission - constituer une opposition forte dans ce pays et défendre la démocratie face à ceux qui la remettent en question et lui font du tort», a dit Martin Schulz sous les applaudissements, au siège du SPD à Berlin.
Le SPD, qui faisait dans le parlement sortant partie de la coalition gouvernementale dirigée par la chancelière conservatrice Angela Merkel, a enregistré dimanche, avec 20,5% des voix, son pire score de l’après-guerre.
Certains conservateurs ont reproché au SPD d’avoir annoncé, quelques minutes après avoir pris connaissance des sondages à la sortie des urnes dimanche soir, qu’il ferait désormais partie de l’opposition.
Pour former sa coalition, Angela Merkel voit son choix restreint. Parmi les hypothèses probables figurent le FDP et les Verts. Or le FDP a eu l’occasion durant la campagne d’exprimer son opposition sur le projet de nomination d’un ministre des finances et d’un budget pour la zone euro, supervisé par un Parlement ad hoc. Il souhaite la suppression à terme du Mécanisme européen de stabilité (MES).
Pour sa part la CSU, la branche bavaroise du CDU, pourrait être tentée de freiner toute volonté d’intégration renforcée afin de ne pas aggraver la déperdition de soutien auprès des électeurs séduits par les thèses de l’AfD.
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