Goldman Sachs renoue avec les bénéfices grâce à ses placements
Si la règle Volcker a vocation à interdire certaines activités pour compte propre des banques aux Etats-Unis, Goldman Sachs en tire encore quelques avantages. Son portefeuille de placements a en effet fortement contribué au résultat net de 1,46 milliard de dollars au troisième trimestre, contre une perte de 428 millions un an plus tôt. Les revenus du groupe s’élèvent à 8,35 milliards de dollars, soit une progression de plus du double en un an.
Le pôle investing & lending a en effet dégagé un revenu de 1,8 milliard de dollars, contre un revenu négatif de 2,48 milliards au troisième trimestre 2011. La valeur de la participation résiduelle, inférieure à 2%, dans la banque chinoise ICBC a par exemple généré 99 millions de revenus, contre une contribution négative d’un milliard un an plus tôt. Le cours de l’action d’ICBC s’est en effet nettement repris depuis un point bas atteint en octobre 2011, dans la foulée de la crise de l’euro. Goldman Sachs avait commencé à alléger son exposition à cette valeur dès le mois d’avril dernier.
Du côté des métiers, la banque d’investissement a également profité du rebond des marchés après un second semestre 2011 difficile. Si les revenus de l’activité de conseil ont reculé de 3% faute d’opérations, les revenus du trading actions ont plus que doublé (189 contre 90 millions de dollars), tandis que le trading obligataire a bondi de 177%, à 466 millions. Ces montants restent toutefois inférieurs à ceux du deuxième trimestre 2012 (de 21% et 6% respectivement). Dans l’ensemble, la banque d’investissement a généré 1,16 milliard de dollars de revenus, en hausse de 49% en un an et en recul de 3% par rapport au trimestre précédent.
Contrairement à la plupart de ses concurrents, le groupe ne peut profiter qu’à la marge de la forte croissance du refinancement de crédits hypothécaires aux Etats-Unis, puisqu’il n’a pas d’activité de prêts aux particuliers.
Les dirigeants de Goldman Sachs jouent d’ailleurs la prudence. Le futur directeur financier Harvey Schwartz a ainsi indiqué que la firme adoptera une approche prudente dans sa prise de risques tant que les conditions de marché ne s’amélioreraient pas. Le responsable actuel, David Viniar, qui partira en retraite en janvier, a ajouté que la banque avait quasiment achevé son programme de réduction des coûts de 1,9 milliard de dollars. Un plan de réduction des encours pondérés de 88 milliards a été lancé.
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