Goldman Sachs déçoit sur ses activités de taux au regard de ses concurrents
Goldman Sachs, dont les résultats au premier trimestre se sont révélés supérieurs aux attentes, a toutefois déçu les marchés sur ses activités de trading sur obligations, devises et matières premières. Alors que cette activité représente la principale source de revenus du groupe, le pôle a accusé un repli de 20% à 3,5 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) sur un an, contre des reculs de 11 et 4% à respectivement 4,6 et 3,6 milliards de dollars chez JPMorgan et Citigroup.
«Cela se révèle un peu décevant au regard des solides chiffres enregistrés par les autres banques américaines», estime un analyste. Comparativement au dernier trimestre 2011, l’activité de trading sur taux a toutefois crû de 154% chez Goldman Sachs, contre des hausses de 87% et 123% chez JPMorgan et Citigroup.
Sur l’ensemble du pôle trading, les revenus de Goldman Sachs ont reculé sur un an de 14% à 5,7 milliards de dollars, soutenu par le trading actions (+7% à un milliard de dollars). Les revenus dans la banque d’investissement ont chuté de 9% à 1,2 milliard de dollars, la hausse des revenus dans le conseil (+37% à 489 millions de dollars) n’ayant pas permis de compenser les reculs enregistrés dans les souscriptions d’actions et de dettes (-40% à 255 millions et -16% à 410 millions de dollars). La VaR (value at risk) a chuté de 95 millions de dollars en moyenne sur le trimestre, contre 135 millions sur le précédent.
Sur la base d’un produit net bancaire en recul de 16% sur un an à 9,9 milliards de dollars, le résultat net global de Goldman Sachs a diminué de 23% à 2,1 milliards de dollars. Le bénéfice par action s’est établi à 3,9 dollars, contre 3,5 dollars visés par le consensus Bloomberg.
La banque américaine, qui a procédé depuis 2011 à des réductions de coûts, a vu ses dépenses opérationnelles reculer de 13,7% à 6,8 milliards de dollars sur le premier trimestre. Le montant des rémunérations versées s’est établi à 4,4 milliards de dollars, en recul de 16%, les effectifs ayant été réduits de 900 salariés, soit 3%.
Goldman Sachs a par ailleurs annoncé, pour la première fois depuis 2006, une hausse de son dividende, de 35 à 46 cents. JPMorgan a porté son dividende de 25 à 30 cents, tandis que Citigroup, dont un retour aux actionnaires a été écarté par la Fed suite à son échec sur les derniers stress tests, pourrait décaler à 2013 son prochain versement.
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