GameStop profite de la nouvelle flambée de son action (+400% depuis les plus bas du mois de février) pour restaurer ses fonds propres. Le groupe américain de magasins de jeux vidéos, qui avait été au coeur d’une folie boursière en début d’année, a annoncé ce mardi avoir finalisé une augmentation de capital d’un montant de 1,13 milliard de dollars (950 millions d’euros). L’opération a été réalisée au fil de l’eau, via une procédure dite «at the market» qui permet à une société d'émettre sur le marché un montant limité de nouvelles actions. GameStop a placé 5 millions d’actions nouvelles, utilisant l’intégralité de l’autorisation dont il disposait.
GameStop avait déjà levé 551 millions de dollars en avril 2021.
Le groupe a indiqué que ces ressources supplémentaires serviraient à financer ses « projets de croissance». Ebranlé par les confinements, qui ont éloigné les acheteurs de jeux vidéo des boutiques, le distributeur tente de se relancer sur internet. Il a récemment recruté un ancien dirigeant d’Amazon, Matt Furlong, comme nouveau directeur général.
GameStop ainsi que plusieurs autres valeurs avaient fait l’objet en début d’année d’une bataille boursière entre des petits porteurs rassemblés sur un forum boursier et des fonds vendeurs à découvert qui misaient sur la chute de ces groupes. Cette bataille a provoqué d’importantes pertes chez plusieurs hedge funds, pris à revers par cette rébellion boursière. Selon le Financial Times, White Square Capital est en train de baisser le rideau.
Le groupe de magasins de jeux vidéos n’est pas le seul à profiter de cette renaissance boursière pour renflouer son bilan. Début juin, le groupe de salles de cinéma AMC a procédé à deux augmentations de capital.
La proposition de supprimer une protection en vigueur depuis 2005 a fait l’objet d’une consultation qui s’est achevée le 17 août. Les hedge funds et gestionnaires taclent un projet porté de longue date par Paul Atkins, président du régulateur américain.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
La saison des résultats du deuxième trimestre a été exceptionnelle, permettant au marché d’oublier un mois de juillet difficile. Mais certaines publications, pourtant favorables, ont été sanctionnées. Le marché semble attacher plus d’importance aux flux de trésorerie.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.