GameStop refait le plein de fonds propres
GameStop profite de la nouvelle flambée de son action (+400% depuis les plus bas du mois de février) pour restaurer ses fonds propres. Le groupe américain de magasins de jeux vidéos, qui avait été au coeur d’une folie boursière en début d’année, a annoncé ce mardi avoir finalisé une augmentation de capital d’un montant de 1,13 milliard de dollars (950 millions d’euros). L’opération a été réalisée au fil de l’eau, via une procédure dite «at the market» qui permet à une société d'émettre sur le marché un montant limité de nouvelles actions. GameStop a placé 5 millions d’actions nouvelles, utilisant l’intégralité de l’autorisation dont il disposait.
GameStop avait déjà levé 551 millions de dollars en avril 2021.
Le groupe a indiqué que ces ressources supplémentaires serviraient à financer ses « projets de croissance». Ebranlé par les confinements, qui ont éloigné les acheteurs de jeux vidéo des boutiques, le distributeur tente de se relancer sur internet. Il a récemment recruté un ancien dirigeant d’Amazon, Matt Furlong, comme nouveau directeur général.
GameStop ainsi que plusieurs autres valeurs avaient fait l’objet en début d’année d’une bataille boursière entre des petits porteurs rassemblés sur un forum boursier et des fonds vendeurs à découvert qui misaient sur la chute de ces groupes. Cette bataille a provoqué d’importantes pertes chez plusieurs hedge funds, pris à revers par cette rébellion boursière. Selon le Financial Times, White Square Capital est en train de baisser le rideau.
Le groupe de magasins de jeux vidéos n’est pas le seul à profiter de cette renaissance boursière pour renflouer son bilan. Début juin, le groupe de salles de cinéma AMC a procédé à deux augmentations de capital.
Plus d'articles du même thème
-
La Bourse de Milan, un marché dominé par le secteur bancaire
Les actions italiennes ont quasiment retrouvé leur plus haut historique de 2000 grâce au rebond des banques qui représentent 50 % de la capitalisation. Il existe de nombreuses entreprises industrielles leaders sur leurs marchés. Mais la Bourse de Milan manque de taille critique. -
Les échanges sur les marchés actions européens battent des records
L’activité des marchés boursiers européens au premier trimestre a atteint un niveau record depuis l’entrée en vigueur de la directive sur les marchés d'instruments financiers en 2018. -
Donald Trump prolonge le cessez-le-feu mais ne rassure pas les marchés
La pause dans la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran était censée prendre fin mercredi soir mais le président américain l’a prolongée de manière unilatérale et pour une durée indéterminée. Les investisseurs ne s’emballent pas pour autant.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La faiblesse congénitale de la finance décentralisée
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Milan : Le Salone del Mobile, nouvelle scène stratégique du luxe
Pendant plus de soixante ans, Milan appartenait aux éditeurs italiens. Une scène maîtrisée, codifiée, où B&B Italia, Cassina ou Poltrona Frau dictaient le tempo du design mondial. Cette époque n’a pas disparu — elle s’est diluée. Car désormais, ce sont les maisons de luxe qui occupent le terrain, transformant la Milan Design Week en une extension de leur territoire symbolique. -
G7 environnement Paris : pourquoi le climat a été écarté pour obtenir un accord avec les Etats-Unis
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, experte de la diplomatie climatique, salue des « résultats exceptionnels » après avoir essuyé des critiques sur sa méthode pragmatique -
Blame gameMidterms : Donald Trump et le Parti républicain en eaux troubles
En pleine préparation des midterms, les républicains affrontent une accumulation de mauvaises nouvelles : défaite en Virginie dans la guerre du redécoupage électoral, inflation en hausse et impopularité croissante de Donald Trump