GameStop coûte cher à Robinhood
Robinhood a perdu de sa popularité auprès des boursicoteurs américains. La décision du courtier d’interdire, temporairement, les transactions sur GameStop, a provoqué la colère de nombreux investisseurs particuliers. Et, comme de coutume aux Etats-Unis, les avocats se sont rapidement engouffrés dans la brèche. Une première class action contre Robinhood a été lancée en fin de semaine dernière.
Les avocats à l’origine de la plainte en nom collectif accusent Robinhood de ne pas avoir respecté le contrat qui les lie à leurs clients. En ne les prévenant pas qu’il pouvait bloquer la négociation sur certaines actions «au hasard», «Robinhood a sciemment désavantagé ses clients par rapport aux clients qui utilisaient d’autres applications de trading», indique la plainte.
Le courtier autorise de nouveau depuis vendredi les achats de ces titres mais de manière limitée. L’action GameStop peut être acquise par un investisseur mais à raison de cinq actions au maximum.
Il est aussi reproché à la plateforme de ne pas avoir informé ses clients de ses propres incitations financières à interdire les transactions sur certains titres. Selon les plaignants, le courtier aurait été incité à couper les transactions notamment en raison de ses liens avec Citadel. Ce hedge fund, qui a dû renflouer son confrère Melvin Capital mis à mal par le short squeeze sur GameStop, est aussi l’un des premiers clients de Robinhood.
Robinhood a lui-même souffert financièrement de cet événement de marché. En raison du décalage entre le moment où les investisseurs prennent une position sur des actions et celui où leurs fonds sont effectivement échangés contre ces titres, les courtiers doivent maintenir des dépôts en réserve auprès de chambres de compensation. En période de risque ou de forte volatilité, ces dernières exigent des courtiers qu’ils augmentent les montants déposés pour se protéger de pertes éventuelles.
Robinhood a ainsi dû faire appel en urgence à ses actionnaires la semaine dernière pour consolider ses finances. Il a obtenu 1 milliard de dollars de fonds supplémentaires et a également activé des lignes de crédit auprès de ses banques, JPMorgan et Goldman Sachs principalement.
Cette agitation tombe mal pour Robinhood. Le groupe prévoit de s’introduire en Bourse cette année alors que des critiques avaient déjà été soulevées ces derniers mois sur son modèle de rémunération.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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