François Hollande s’oppose à la « sanctuarisation » des objectifs de déficit
Le candidat socialiste à l'élection présidentielle a rejeté hier sur France 2 l’idée de «sanctuariser» les objectifs de réduction de déficits en France, lui préférant celle d’une adaptation en fonction des intérêts du pays. Il a assuré qu’en cas de victoire de son camp, le Parlement refuserait de ratifier tout traité européen de discipline budgétaire qui ne serait pas complété par volet relatif à la croissance. François Hollande s'était engagé jusqu’ici à réduire le déficit public de la France à 4,5% du produit intérieur brut fin 2012, 3% fin 2013 et à atteindre l'équilibre à l’horizon 2017. Mais ce projet surestime de 15% les recettes fiscales attendues, selon L’Institut Montaigne. «Au lieu de 44,5 milliards d’euros, le think tank parvient à un rendement de 38,6 milliards par an», selon son partenaire Les Echos. «En cause : les heures supplémentaires, les droits de succession et la taxation des revenus du capital» précise le quotidien.
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