Fonds LBO et industriels divergent dans la valorisation des midcaps
Les transmissions d’entreprises de taille moyenne ont rebondi après un deuxième trimestre déprimé mais les volumes restent faibles
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Amélie Laurin
Baromètre Argos : fonds LBO et industriels divergent dans leurs valorisations au 3e trimestre - Photo : PhB
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Alignés depuis le début de l’année, les multiples de valorisation font de nouveau le grand écart. Au troisième trimestre, les fonds de LBO ont payé leurs acquisitions environ 7 fois l’Ebitda, contre 6,1 fois pour les acheteurs industriels, révèle le dernier baromètre Epsilon Research pour Argos Soditic, dédié aux entreprises de taille moyenne (valorisées 15 à 150 millions d’euros) de la zone euro (voir le graphique).
Les écarts de valorisation étaient également importants au dernier trimestre 2012 (0,8 point) ainsi qu’au deuxième trimestre 2012 (0,9 point), mais avec des multiples plus élevés du côté des industriels. «Il ne faut pas trop théoriser le croisement des courbes entre industriels et fonds, estime Gilles Mougenot, associé d’Argos Soditic. Les cours de Bourse se sont redressés, ce qui va peut-être conduire à une remontée des prix payés par les industriels». Jusqu’en 2008, ces derniers étaient prêts à débourser davantage que les fonds. Depuis, leurs valorisations sont plus proches et la tendance s’est inversée, le capital-investissement se concentrant désormais sur les cibles les plus belles.
Au troisième trimestre, l’activité des fonds a doublé mais ils sont seulement impliqués dans 29% des fusions-acquisitions de midcaps dans la zone euro. Tous acheteurs confondus, la valorisation moyenne est restée stable, à 6,7 fois l’Ebitda. Autre constante, «la relative atonie du marché du M&A perdure», indique Jérémie Falzone, directeur de participations chez Argos Soditic. Après le point bas atteint au deuxième trimestre, les opérations ont bondi de 37% en volume et de 87% en valeur, mais sur un an l’activité croît seulement de 9% et 14% respectivement. De fin juin à fin septembre, les 243 transactions répertoriées totalisent 3,67 milliards d’euros, très loin des niveaux d’avant 2009.
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