Fondations Capital cherche à abaisser le coût de la dette de Courtepaille
Courtepaille remet le couvert sur le marché de la dette. La chaîne de restauration, rachetée début 2011 par Fondations Capital, cherche à refinancer auprès de banques la dette unitranche de 160 millions d’euros montée à l'époque par ICG, a appris L’Agefi. «Le processus a été engagé au deuxième trimestre de cette année et va se concrétiser à la rentrée. L’objectif est d’optimiser la structure de capital de Courtepaille et de réduire le coût global de financement», confirme Philippe Renauld, cofondateur de Fondations Capital et vice-président du conseil de surveillance de la chaîne.
La dette unitranche d’ICG, première du genre en France, coûte au spécialiste des grillades environ 10% par an. Trop cher pour un groupe dont l’Ebitda est resté stable depuis son rachat, autour de 30 millions d’euros, en raison de la crise économique en France, mais aussi de la double hausse de la TVA dans la restauration. «Sans les ouvertures nettes de restaurants, l’Ebitda aurait baissé depuis 2011», souligne un banquier, qui estime «le levier élevé».
Pour refinancer la dette et les intérêts capitalisés, Courtepaille veut lever 180 millions d’euros, soit autour de 6 fois l’Ebitda. Des lignes de crédit non tirées de 20 millions d’euros compléteraient le package. «Courtepaille va poursuivre le travail effectué depuis 2011, avec l’ouverture de nouveaux restaurants en succursale et en franchise. Nous souhaitons aussi implanter la marque à l’étranger», souligne Philippe Renauld. Entre fin 2011 et fin juin 2014, le groupe a fait passer de 234 à 259 le nombre de ses restaurants, dont 193 succursales et 66 franchises (contre 178 et 56). Son chiffre d’affaires approche des 300 millions d’euros. Il s’est doté d’un nouveau patron en mai, Vincent Quandalle, ex-McDonald’s France.
Courtepaille est le deuxième investissement de Fondations Capital, et sa principale ligne. CM-CIC Finance, ICG et les dirigeants sont également au tour de table, Salvepar étant sorti en 2013. A l’époque, le prix de rachat de 245 millions d’euros (8,7 fois l’Ebitda 2010) avait paru élevé à certains observateurs, qui l’expliquaient par la volonté de Fondations Capital de signer un deal significatif sur le marché français. Le fonds, qui a levé 300 millions d’euros en 2007, mais n’a réalisé son premier investissement qu’en 2010, a bouclé au total cinq transactions. Il entend se consacrer à la gestion de ses participations avant de lancer fin 2015 la levée d’un nouveau véhicule.
Plus d'articles du même thème
-
Mérieux Equity Partners obtient déjà 335 millions d'euros pour son cinquième fonds de buyout
Quatre mois seulement après en avoir commencé la levée, Mérieux Participations 5 procède à un premier closing à plus de la moitié de l'objectif final de 600 millions d'euros. Les actifs sous gestion de la société d'investissement dans la santé atteignent deux milliards d'euros. -
L’assureur CFDP s'apprête à quitter le giron du capital-investissement
Le consortium composé d'IDI, Groupe Chevrillon et Fiblac prépare la sortie de CFDP. Après quinze ans sous l'actionnariat d'investisseurs financiers, l'assureur rejoint AG2R La Mondiale. -
Les assureurs et fonds de pension absorbent un choc de valorisation au premier trimestre
Selon les données publiées le 7 juillet par la Banque de France, les sociétés d'assurance et les fonds de pension affichaient 2.854,5 milliards d'euros d'encours de placements financiers fin mars 2026.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
- Les actions coréennes approchent du bear market
- L’éthique algorithmique s’imposera bientôt au secteur financier
Contenu de nos partenaires
-
CarotteProjet de loi Logement : les sénateurs allègent les conditions pour bénéficier de l'avantage fiscal Jeanbrun
Mardi soir, les parlementaires de la chambre haute ont largement ouvert les critères d'éligibilité relatifs à l'ancien -
Patate chaudeDépendance : le privé veut mobiliser le patrimoine des seniors
En mal de perspectives, les Ehpad commerciaux et autres acteurs privés pressent les candidats à l'élection présidentielle de s'emparer de ce sujet brûlant -
BrûlantForêts en danger : des députés s'unissent pour imposer une révolution sylvicole
Face à une mortalité forestière doublée en dix ans et des incendies meurtriers, une coalition transpartisane pousse un texte pour révolutionner la gestion sylvicole et renforcer l’Office national des forêts. Le ministère de l'Environnement s'active de son côté