Finexkap lance sa plate-forme de cession de créances à la demande
Finexkap, qui se propose d’aider les entreprises à résoudre leurs problèmes de trésorerie, prend son envol. Après plus de deux ans de travail et une récente levée de fonds, la société française a ouvert hier sa plate-forme qui permet aux entreprises de céder en ligne leurs créances commerciales. Celles-ci sont ensuite refinancées grâce à la titrisation.
«On est complémentaire [des banques et affactureurs], on n’est pas une solution de remplacement», explique Cédric Teissier, co-fondateur et DG de l’entreprise. Celle-ci n’impose aucune durée d’engagement et aucune condition sur le chiffre d’affaires, l’ancienneté ou le nombre de salariés des entreprises qui veulent souscrire à son service à la demande. «Notre marché, ce sont 500.000 entreprises si ce n’est plus. On travaille avec des start-up», précise Cédric Teissier. Il vise aussi des entreprises avec un chiffre d’affaires allant jusqu'à 20 millions d’euros.
Finexkap a réalisé une levée de fonds de 18 millions d’euros mi-novembre, notamment auprès de GLI Finance et Finsight. «On a eu de la chance d’avoir des gens de la Fintech, dont pas mal de premiers investisseurs de Lending Club qui nous ont rejoints», se plaît à souligner Arthur de Catheu. La société se propose d’offrir un service «totalement dématérialisé» pour obtenir un financement «en quelques clics».
Quelque 6 millions d’euros de la levée de fonds sont venus renforcer les capitaux propres de l’entreprise qui doit réaliser de nombreux recrutements d’ici au premier trimestre prochain. Les 12 millions restants ont servi à la mise en place du véhicule de titrisation géré par Finexkap AM, filiale à 100% de Finexkap, agréée par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le Fonds commun de titrisation a émis une tranche senior et une tranche subordonnée qui représentent respectivement 80% et 20% du refinancement.
Le véhicule de titrisation applique une commission de cession (2,49% TTC) sur les factures cédées qui font aussi l’objet d’une retenue de garantie restituable. «Redonner le pouvoir à un dirigeant sur la gestion de sa trésorerie, cela n’a pas de prix», assure Cédric Teissier. Lors d’une phase de test, la société a reçu des demandes de financement de 50.000 euros en moyenne avec des factures de 5.000 euros en moyenne (le minimum est de 1.000 euros). La société espère valider son modèle en 12 à 18 mois et devenir rentable en 2016. Si les opérations se déroulent comme prévu, elle pourrait réaliser une nouvelle levée de fonds en 2015.
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