Finexkap invente l’affacturage à la demande via internet
Finexkap doit lancer en septembre sa solution inédite d’affacturage sans contrainte. Plutôt que tout un portefeuille de créances clients, l’idée est de refinancer les seules factures choisies par le client, et mises en ligne. La simplicité du système se retrouve dans la facturation du service, via une commission perçue uniquement sur les factures acceptées.
Toute l’offre est calibrée pour répondre en priorité au besoin de financement des PME, notamment celles réalisant jusqu’à 150 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour un encours de factures allant de 10.000 à 60 millions d’euros. En pratique, une fois la société cédante enregistrée sur Finexkap, ses demandes de refinancement sont traitées en quelques secondes.
Les grands moyens auront été nécessaires pour construire un outil informatique et un modèle de sélection de factures suffisamment puissants. Labellisée par le pôle Finance Innovation, la société planche depuis deux ans sur la structuration et a obtenu des financements de grands investisseurs internationaux, avec deux levées récentes de 3 millions d’euros chacune.
«Nos algorithmes nous permettent de calculer la solvabilité d’une entreprise à trois mois contre un an pour les systèmes de scoring classiques», explique Cédric Teissier, co-fondateur, avec Arthur de Catheu, de la société, tous deux ayant fondé la place de marché électronique de private equity Palico. «En outre, l’outil calcule la probabilité d’impayé d’une facture à sa date d'échéance, et à chaque jour de retard jusqu'à 180 jours.» Tant le niveau de risque que la diversité des créances permettent un financement de l’encours par titrisation, le seul moyen, en l’occurrence, d’acquérir des créances commerciales compte-tenu du monopole bancaire. Finexkap Gestion attend sous peu son agrément par l’AMF.
Pour ratisser large, la solution technique permet déjà de connecter Finexkap aux systèmes d’une vingtaine d’éditeurs informatiques traitant des factures, en comptabilité, trésorerie, gestion… D’autres partenariats couvrent l’information financière – avec Altares, Creditsafe – ou encore le recouvrement et l’assurance de 85% du portefeuille.
La start-up compte d’ores et déjà 500 entreprises inscrites sur son site et en phase de tests. Ceux-ci font ressortir un taux d'éligilibilité des cédants de 25% et des factures de 50%. Le modèle d’analyse va toutefois aller s’affinant avec l’activité : la montée en charge du véhicule est prévue sur 24 mois, pour atteindre 60 millions d’encours.
Plus d'articles du même thème
-
La victoire de Lula fait vaciller les marchés brésiliens
Le président brésilien sortant a battu Flavio Bolsonaro à la surprise générale avec 51,8% des suffrages. Les investisseurs avaient parié sur la victoire du fils de l’ancien président, plus pro-marché. Le real chute de 9% face au dollar et la Bourse de 14%. -
Les entreprises payent plus cher leurs émissions obligataires
Les transactions ont repris la semaine passée sur le marché primaire euro. La demande est là mais exige d'être rémunérée pour un niveau de risque jugé plus élevé. -
Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Le géant américain de la technologie veut continuer à réduire ses effectifs. Il propose un plan de départ volontaire à plus d'un quart de ses salariés. Seuls les Etats-Unis, le Canada, l'Inde et le Royaume-Uni sont concernés.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat -
EditorialVive la sélection à l’université !
Dans une société qui postule la singularité de chaque individu, la sélection ne peut pas ne pas exister. Et ce n’est pas une mauvaise chose