Euronext veut lever jusqu'à 1,16 milliard d’euros lors de son IPO
Euronext espère lever entre 880 millions et 1,158 milliard d’euros à l’occasion de son introduction en Bourse (IPO) qui devrait valoriser l’opérateur boursier jusqu'à 1,75 milliard d’euros. La période d’offre pour les investisseurs particuliers et institutionnels s’ouvre ce mardi, 10 juin, et devrait se terminer le 18 juin pour l’offre au public et le 19 pour le placement privé. La cotation des titres, sous le symbole «ENX», devrait débuter le 20 juin.
La maison mère d’Euronext, Intercontinental Exchange (ICE) , a lancé fin mai le processus d’IPO d’Euronext à Paris, Amsterdam, Bruxelles, puis à Lisbonne. Un groupe d’investisseurs institutionnels, dont BNP Paribas, Société générale, BpiFrance, la Caisse des dépôts et consignations et ABN Amro, doit prendre 33,36% du capital avec une décote de 4% par rapport au prix d’introduction.
Un second groupe d’investisseurs stratégiques appelés investisseurs «cornerstone» a été constitué, chacun prenant environ 1% du capital d’Euronext. Au cours d’une téléconférence de presse, Dominique Cerutti a précisé que ces investisseurs étaient GDF Suez et KBC Bank NV. «Nous avions d’autres marques d’intérêt», a poursuivi Dominique Cerutti, tout en précisant que pour des questions de calendrier il avait choisi de conclure avec GDF et KBC.
Dans un communiqué, l’opérateur boursier Euronext a indiqué qu’il émettrait jusqu'à 42,1 millions d’actions, soit jusqu'à 60,15% du capital, à un prix unitaire compris entre 19 et 25 euros. La valorisation maximale de l’opération implique l’exercice complet de l’option de surallocation.
«Notre rôle de soutien à l'économie réelle européenne sera renforcé par notre indépendance», a déclaré Dominique Cerutti, directeur général de l’opérateur boursier, cité dans le communiqué. «Nous pensons être bien positionnés pour développer nos marchés en Europe en optimisant des activités jusqu’alors sous-exploitées et en nous repositionnant en tant que leader dans la levée de fonds sur les marchés».
Orange et Total seraient aussi intéressés pour prendre chacun une participation symbolique au capital de l’opérateur boursier à l’occasion de son introduction en Bourse. De surcroît le fonds d’investissement Unigrains a indiqué la semaine dernière que les céréaliers français pourraient prendre une participation dans le capital d’Euronext dans le cadre de son IPO, en raison de l’importance pour la filière du contrat sur le blé traité à Paris.
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