Des fonds étudient une offre sur les marchés d’actions et de dérivés continentaux de Nyse Euronext
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Solenn Poullennec
Euronext suscite les convoitises. Photo: PHB
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Les marques d’intérêt pour Euronext se multiplient. Selon le site Financial News, l’ancien patron de Chi-X Europe et d’Equiduct, Peter Randall, cherche à monter un consortium de fonds de capital-investissement pour mettre la main sur les marchés continentaux de Nyse Euronext, Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne. Ces derniers sont normalement promis à entrer en Bourse dans le cadre de l’offre de rachat de Nyse Euronext lancée en décembre dernier par le groupe américain spécialisé sur les dérivés, Ice.
Contacté par L’Agefi, Peter Randall, ne souhaite pas commenter plus en détail les révélations du site d’information. «Qu’il y ait une opportunité est très clair pour moi», assure-t-il cependant. Selon lui, la libéralisation des marchés a prouvé que les bourses n’avaient pas besoin d’une base de coûts très importante. Il affirme qu’il existe des possibilités d’amélioration de la technologie et de développement du financement des PME en Europe.
Entre 2005 et 2009, Peter Randall a été patron de la plate-forme alternative, Chi-X Europe, qui a réussi à s’imposer sur les marchés actions face aux bourses traditionnelles, en cassant les prix. Il a ensuite pris la tête de la plate-forme européenne de négociation actions destinée aux particuliers, Equiduct, mais il a quitté celle-ci début février lorsqu’elle a été délaissée par son principal actionnaire.
Ni Ice, ni Nyse Euronext ne souhaitent faire de commentaire sur la formation d’un consortium de fonds. Les sources interrogées par Financial News s’attendent à ce que la bourse des dérivés d’Atlanta ne travaille pas seulement sur une introduction en bourse d’Euronext mais aussi sur une vente. Des personnes, sous couvert d’anonymat, ont déjà évoqué cette option dans la presse et plusieurs opérateurs ont affirmé qu’ils pourraient s’intéresser au dossier, comme la bourse américaine, Nasdaq OMX ou le groupe suisse, Six. Officiellement, Ice devrait mettre en bourse Euronext, dans l’année suivant la conclusion du rachat de Nyse Euronext. Celui-ci doit encore être approuvé par les actionnaires des deux sociétés et par les autorités de concurrence européennes.
Le destin d’Euronext intéresse particulièrement Paris, le marché le plus important du groupe constitué au début des années 2000 avec les Bourses d’Amsterdam, de Bruxelles et de Lisbonne, avant la fusion avec le Nyse en 2007. Le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Gérard Rameix, a appelé la Place à se mobiliser et s’est dit favorable à ce qu’Euronext ait à son capital un noyau d’actionnaires avec une minorité de blocage.
Le Trésor français a déjà contacté de grandes banques pour les inciter à entrer au capital. Les convaincre s’avère toutefois difficile alors que nombre de financiers hexagonaux accusent l’exécutif d’affaiblir la Place en poussant des projets, comme la taxe européenne sur les transactions financières. «Il ne peut être escompté que des acteurs de marché nationaux se mobilisent pour conserver une maîtrise suffisante de l’opérateur de marché alors que la plupart des autres composantes politiques, économiques et sociales de la société se placent dans une posture de négation de l’utilité d’une Place financière», assurait ainsi l’Association française des marchés financiers, le mois dernier. Ni l’Amafi, ni Paris Europlace, ne commentent les projets de création d’un consortium de fonds.
Les marchés ont effectué une rotation des petites capitalisations et des valeurs de croissance vers les grandes capitalisations et la value en Europe. Aux États-Unis, la rotation a surtout bénéficié aux petites capitalisations.
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