Euronext promeut l’analyse financière sur les PME et ETI
Euronext veut soutenir l’analyse financière sur les ETI et PME. Enternext, la filiale dédiée à ces valeurs de l’opérateur sur le point d’être mis en Bourse, a officialisé hier un partenariat avec Morningstar pour développer la recherche sur 220 sociétés et propose aux intermédiaires qui publient de la recherche sur les valeurs moyennes une baisse de tarifs.
«Un des premiers constats que j’ai pu faire en prenant la présidence d’Enternext, à sa création il y a un an, est la nécessité d’augmenter la visibilité des entreprises cotées auprès des investisseurs et une des façons d’augmenter cette visibilité passe par l’analyse financière», justifie Eric Forest, PDG de la «Bourse des PME». Pour ce faire, le fournisseur de recherche indépendant Morningstar commencera avant l’été à produire et àdiffuser de la recherche sur 220 valeurs cotées sur les places d’Euronext du secteur des technologies, des médias et des télécommunications.
Selon Bloomberg, plus de 40% de ces valeurs ne sont suivies par aucun analyste alors que «c’est un secteur sur lequel il y a un véritable potentiel», défend Eric Forest. Le partenariat signé pour un an a vocation à être renouvelé et élargi à d’autres secteurs voire aux quelque 700 valeurs qui entrent dans le périmètre d’Enternext, c’est-à-dire qui sont cotées sur les compartiments B et C des marchés réglementés ou sur Alternext.
Depuis hier, les intermédiaires financiers qui produisent une analyse régulière sur cessociétés peuvent par ailleurs bénéficier, en fonction du nombre de valeurs suivies, d’une réduction de 30% à 50% sur leurs frais de négociation sur les PME et ETI. «Le dispositif a reçu un accueil très positif de la part des intermédiaires financiers», assure Eric Forest. «C’est une baisse anecdotique qui est insuffisante pour garantir le maintien du nombre d’analystes financiers sur ces valeurs», réagit cependant un intermédiaire. Il fait valoir que cela ne compensera pas les augmentations tarifaires passées et que les volumes éligibles aux rabais devraient être limités.
«Tout ce qui peut améliorer l’information dans l’écosystème des small et midcaps est intéressant», estime Sébastien Faijean, directeur associé de la société de conseil et d’analyse financière, IDMidcaps. Mais de nuancer: «je ne sais pas si le problème des valeurs moyennes est dû à un manque de recherche. Il a été plutôt lié à un manque d’investisseurs mais ce problème a été partiellement réglé avec le PEA PME. Il peut être aussi lié à un manque de liquidité».
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