Eurazeo pâtit de dépréciations et de moindres plus-values de cession

La contribution des sociétés nette du coût de la dette a en revanche quadruplé en 2011. Eurazeo entend poursuivre cette dynamique cette année
Virginie Deneuville
Photo: PHB/Agefi
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Eurazeo a dévoilé des comptes déficitaires en 2011. La société d’investissement a accusé une perte nette de 97,5 millions d’euros, contre un bénéfice de 134,6 millions d’euros un an plus tôt. «Les plus-values de cessions de 36,5 millions d’euros inférieures aux 370,8 millions atteints en 2010 (dont 292,3 millions liés à Danone, ndlr) expliquent l’essentiel de cet écart», indique CA Cheuvreux.

Eurazeo a également enregistré 143 millions d’euros de dépréciations (73,7 millions) et amortissements, contre 162 millions un an plus tôt. Ce montant intègre 40,6 millions de dépréciations de survaleurs sur Europcar, après 53,8 millions en 2010.

Sur la base d’un chiffre d’affaires en hausse de 6,7% à 4,2 milliards d’euros, le résultat opérationnel d’Eurazeo a crû de 9,1% à 559 millions d’euros. «Ces résultats sont légèrement supérieurs aux attentes du consensus» qui visait un résultat opérationnel de 548 millions d’euros, note Oddo.

Le résultat opérationnel des sociétés consolidées net du coût de la dette a quadruplé, à 89,6 millions d’euros. Cette progression témoigne «du recul progressif de la volatilité des résultats», a souligné Philippe Audouin, directeur financier d’Eurazeo. Cette contribution, négative de 59 millions d’euros en 2009, était positive de 21,5 millions en 2010. «Nous attendons une dynamique similaire sur 2012», a déclaré Patrick Sayer, président du directoire.

L’essentiel des actifs non cotés «affichent des performances dynamiques (hausse de l’Ebitda de 19% pour Apcoa et 7,1% pour Elis), alors qu’Europcar est un peu décevant (recul de l’Ebit de 3,5%)», relève Oddo. «Nous avons pris des initiatives pour relancer la croissance d’Europcar», doté d’une nouvelle gouvernance, a indiqué Patrick Sayer. Alors que Standard & Poor’s a dégradé le loueur de voitures, «nous n’avons pas d’inquiétudes spécifiques sur les refinancements», a estimé le président. Le ratio dette nette (incluant 2,9 milliards de leasing) sur Ebitda s’élève à 4,5, «un niveau très supportable pour Europcar», a indiqué l’état-major, ajoutant que le ratio du secteur oscillait entre 3,5 et 4. Europcar vise une croissance de son chiffre d’affaires de plus de 3% à moyen terme, contre 6% initialement.

Eurazeo, dont la trésorerie est passée de 909 à 218 millions d’euros à la suite de plusieurs investissements, dispose par ailleurs d’une ligne de crédit non tirée d’un milliard à échéance 2016.

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