Eric Coquerel élu à la présidence de la commission des Finances
Eric Coquerel, député Nupes-LFI de Seine-Saint-Denis, a été désigné jeudi président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, un poste crucial traditionnellement dévolu à l’opposition. Il a été désigné par 21 voix au troisième tour du vote à bulletin secret au sein de la commission.
Eric Coquerel, candidat de l’alliance de gauche Nupes, était opposé à Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme, Véronique Louwagie, députée Les Républicains de l’Orne, et le député de la Marne Charles de Courson (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires, LIOT). Jean-Philippe Tanguy a recueilli 11 voix, Véronique Louwagie neuf voix. Charles de Courson avait finalement retiré sa candidature avant le troisième tour de scrutin.
Le député Jean-René Cazeneuve, élu Renaissance du Gers, a été désigné rapporteur général de la commission. Le rôle du rapporteur est essentiel puisque c’est lui, et non le président, qui doit défendre en séance publique les positions adoptées par la commission sur le projet de loi de finances.
Eric Coquerel était membre de la commission des Finances pendant les cinq ans de la précédente législature. Il a été coordinateur du Parti de gauche de 2014 à 2021 et conseiller régional d'Île-de-France de 2010 à 2017. Il avait été élu député de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis pour le groupe La France insoumise lors des élections législatives de 2017.
Plus d'articles du même thème
-
Un grand test de l’automne pour les banques centrales
Entre une inflation – pour l’instant surtout liée à un choc d’offre exogène pour la zone euro et le Royaume-Uni – et des taux longs très élevés qui durcissent naturellement les conditions financières, les grandes banques centrales pourraient sans doute être un peu plus patientes que ne l’attendent les marchés. Mais dans un contexte très favorable à la «dominance budgétaire», ces derniers ont besoin de certitudes sur l’indépendance des gardiennes des monnaies. -
En France, un budget 2027 à haute incertitude
Avec la rentrée revient la présentation du budget qui, cette année encore, risque d’être un exercice compliqué alors que le gouvernement n’a toujours pas de majorité à l’Assemblée nationale et que la campagne présidentielle a déjà commencé. Réaliste, l'exécutif ajuste sa prévision macroéconomique pour 2026 à 0,5% de croissance et à 1% pour 2027. -
Le rapport Draghi a deux ans et continue de stimuler l’Europe
Deux ans jour pour jour après la publication de ce rapport, les analystes saluent les avancées de l’Union européenne, mais attendent davantage. La Commission a déjà simplifié des réglementations et l’ancien banquier central a créé un «think tank» pour ne pas relâcher la pression.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
Contenu de nos partenaires
-
Choc d'offresFiscalité sur les transmissions : le grand chamboulement proposé par les notaires
Faire de la fiscalité un levier économique. C'est l'idée forte qui sera défendue par les notaires de France lors de leur prochain congrès début octobre -
Plus le choixLa réduction du déficit suspendue à 6 milliards d'économies sur les retraites
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a soumis des propositions à l'arbitrage du Premier ministre qui devrait trancher ce week-end. Pour contenir le déficit à 5 %, juste en dessous de 5,1 % atteint en 2025, il faut soit désindexer totalement les pensions, soit supprimer l'abattement de 10 % sur leur revenu dont bénéficient les retraités -
SouverainetéMarchés publics : « La préférence européenne est une expression taboue »
La réforme portée par Stéphane Séjourné apporte d'importantes avancées, estime l'économiste Sarah Guillou, qui identifie d'autres leviers à mobiliser pour améliorer la compétitivité de l'industrie européenne.