Equistone abandonne le contrôle de Parkeon au mezzaneur ICG
Parkeon vient de boucler sa deuxième restructuration de dette depuis 2007 et sa prise de contrôle par Equistone Capital Partners (ex-Barclays Private Equity). Au terme de cette opération, Equistone cède l’intégralité de sa participation (60% environ) à Intermediate Capital Group (ICG).
ICG est un gérant qui investit principalement en dette mezzanine, mais aussi – et parfois concomitamment – en fonds propres, en qualité d’actionnaire minoritaire. Lorsque Barclays PE acquiert Parkeon (leader des systèmes de stationnement et de billetterie) auprès d’Apax Partners en 2007, ICG fournit une mezzanine de 42 millions d’euros, ainsi qu’un petit ticket en capital de 5 millions, selon le rapport financier 2007 du gérant. Une dette senior et second lien de 120 millions est arrangée par BNP Paribas, selon l’hebdomadaire Capital Finance de l’époque ; la société est alors valorisée au total à 260 millions d’euros.
La dette a été renégociée une première fois en 2009, l’éclatement de la bulle financière ayant rendu caduc le plan de développement sur lequel avait été bâtie la structure du LBO. Les créanciers acceptent que l’échéance du prêt bancaire soit allongée de 18 mois, «dans l’espoir que la crise ne durerait pas», rappelle un professionnel impliqué dans la négociation, moyennant un contrat de crédit plus sévère. Selon Capital Finance, ICG accepte alors l’abandon de rémunérations en échange de droits supplémentaires d’accès au capital; enfin, Barclays PE et ICG réinjectent ensemble 10 millions d’euros de fonds propres.
Mais la crise s’installe. Alors que la société est opérationnellement viable, «un consensus s’était établi sur l’idée que le montant de la dette financière était trop important pour la société», explique Stéphane Roques, responsable du marketing et de la communication de Parkeon.
Ce dernier n’a pas souhaité communiquer le détail sur la nouvelle structure financière de Parkeon, qui n’a pas encore été validée par les autorités de la concurrence. Le montant de la dette a été réduit, réparti différemment et rééchelonné. Outre le départ de l’actionnaire principal et son remplacement par ICG, «les créanciers ont obtenu une clause de retour à meilleure fortune, qui implique des droits sur le capital et la plus-value», explique un proche du dossier.
Le cas de Parkeon est emblématique des sociétés acquises au faîte de la bulle financière, à des multiples de dette trop élevés.
Plus d'articles du même thème
-
ChapsVision est sélectionné face à Palantir en Allemagne
Le service de renseignement intérieur allemand a sélectionné la start-up française pour équiper ses analystes d'outils d’analyse de données massives. -
UniCredit grimpe au capital de Commerzbank grâce à des produits dérivés
La banque italienne détient désormais directement et indirectement près de 39% du capital de sa concurrente allemande dont les dirigeants viennent officiellement de rejeter l’offre d’achat. -
TournantComment le livret A va financer le nouveau nucléaire français
A la demande de l'Etat, la Caisse des dépôts, qui gère l'épargne réglementée des Français, prépare des prêts géants à EDF pour financer 40 à 50 milliards d’euros de nouveaux EPR. En exclusivité pour L'Opinion, le directeur adjoint de l'institution Antoine Saintoyant en dévoile les détails et les enjeux
ETF à la Une
State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
- Allianz déçoit les attentes en vie-santé
- La crise politique continue de secouer la livre sterling et les taux britanniques
Contenu de nos partenaires
-
« Un risque faible » : le MV Hondius, devenu foyer de l'hantavirus, a accosté dans le port de Rotterdam
Le navire de croisière MV Hondius a accosté dans le port de Rotterdam, aux Pays-Bas, avec 27 personnes à bord, lundi 18 mai. Selon l'Organisation mondiale de la Santé, cette arrivée ne doit pas susciter d'inquiétude -
Tribune libreLa victoire du dépassement à Strasbourg trace un chemin pour les progressistes en 2027
Strasbourg fut l'une des très rares villes où Renaissance a noué un accord avec la gauche pour les municipales. L'élu municipal, membre du parti macroniste, en tire des leçons pour la campagne présidentielle -
Prévenir pour guérir
Ancien spin doctor d’Emmanuel Macron, Ismaël Emelien a lancé Zoï, une start-up qui veut réinventer le soin préventif par la data et par l’IA, avec ses check-up révolutionnaires. Objectif : franchir une nouvelle frontière de la médecine prédictive.