EdRIP vise jusqu’à 250 millions d’euros pour son dernier fonds biotech
Edmond de Rothschild Investment Partners (EdRIP) accroît ses ambitions dans le domaine des biotechnologies. La société d’investissement, détenue à hauteur de 60% par la Compagnie Financière Edmond de Rothschild et à 40% par ses salariés, compte lever entre 200 et 250 millions d’euros pour son dernier véhicule dédié. Ce fonds de quatrième génération, dont le bouclage final est prévu en novembre 2012, succédera à une structure levée en 2008 pour 150 millions d’euros et prochainement investie à quelque 70%.
Alors qu’EdRIP investit en minoritaire aux côtés d’autres fonds, «l’accroissement de la taille du fonds permettra d’avoir dans les sociétés un noyau d’investisseurs plus resserré. Notre ticket moyen d’investissement sera porté à 12 millions d’euros, contre 7 millions auparavant», indique à l’Agefi Pierre-Michel Passy, président d’EdRIP.
EdRIP investit dans des sociétés européennes, avec une prédominance française, présentant des solutions à des besoins médicaux non comblés. «Nous nous concentrons sur les sociétés disposant déjà de produits validés par un ensemble de test pré-cliniques. Nous investissons à un moment où l’on peut mieux baliser les futures étapes de développement», explique Thierry Hercend, associé, ajoutant privilégier par la suite les cessions industrielles.
Cela «nous permet de réduire le risque et de rendre régulièrement de l’argent à nos investisseurs, ce qui a été le cas chaque année depuis 2004», explique Pierre-Michel Passy, ajoutant que le domaine d’intervention est par ailleurs décorrelé des marchés financiers. Le fonds II, levé en 2005 pour 80 millions d’euros, a permis de rendre 60% des montants investis via quatre cessions et affiche un taux de rendement interne légèrement supérieur à 40%.
La Compagnie Financière Edmond de Rothschild souscrira à hauteur de 10% du véhicule. «Notre base d’investisseurs est principalement constituée d’institutionnels français. En dépit des nouvelles contraintes réglementaires, nous avons bon espoir qu’ils souscrivent au premier closing (prévu vers avril-mai, ndlr)», relève Pierre-Michel Passy, prévoyant d’élargir la base d’investisseurs étrangers à l’issue du bouclage final. EdRIP, qui gère 950 millions d’euros d’encours, dispose également d’une activité dans le capital développement, décomposée en deux segments (petites et moyennes capitalisations).
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