Donald Trump adopte une approche pragmatique pour rouvrir l’économie
Le plan de reprise de l’activité, qui prévoit trois phases distinctes, sera orchestré selon un rythme propre à chaque Etat.
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Yves-Marc Le Réour
Le président américain Donald Trump laissera la main aux gouverneurs pour la réouverture du pays.
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Crédit European Union
Le plan de reprise de l’activité présenté hier soir par Donald Trump laissera une grande flexibilité aux Etats fédéraux pour mettre en place leur politique de déconfinement. Ce plan recommande d’attendre de voir une orientation à la baisse du nombre de cas de coronavirus durant 14 jours avant d’entamer un processus de réouverture en trois phases. Dans une première phase, les établissements scolaires resteront fermés mais les théâtres, restaurants, stades et lieux de culte pourront ouvrir «en respectant un protocole strict de distanciation». Les hôpitaux pourront à nouveau pratiquer des actes opératoires indispensables à la poursuite de leur activité.
Dans une deuxième étape, les Etats et régions qui n’auront pas constaté de rebond du nombre de personnes infectées devront veiller à éviter des regroupements de plus de 50 personnes en l’absence de possibilité de distanciation sociale. Les voyages pourront reprendre, les écoles rouvriront, tout comme les bars mais avec un nombre réduit de clients. Dans la troisième phase, les salariés pourront se rendre normalement à leur lieu de travail.
Ces recommandations «seront mises en œuvre à l’échelon de chaque Etat ou de chaque région à la discrétion des gouverneurs», a précisé le président. La reprise de l’activité sera également liée à la mise en place d’un large programme de test à destination du personnel soignant.
La volonté initiale du président américain de relancer l’économie dès que possible s’est heurtée à la prudence exprimée par de nombreux dirigeants politiques. Le gouverneur de New York a ainsi annoncé hier prolonger jusqu’au 15 mai le confinement dans cet Etat, le plus touché du pays avec près du tiers des 648.000 cas américains recensés. «Je voudrais voir le taux d’infection baisser plus encore», a expliqué Andrew Cuomo.
La Maison-Blanche avait auparavant annoncé que les dirigeants du G7, réunis en visioconférence, se sont engagés à travailler ensemble à la réouverture de leurs économies et ont appelé à une réforme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ils se sont «accordés à rester déterminés à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer une réponse mondiale ferme et coordonnée à cette crise sanitaire et à la catastrophe humanitaire et économique qui lui est associée, et pour favoriser une relance forte et durable», souligne le communiqué. «Une grande partie de la conversation a porté sur le manque de transparence et la mauvaise gestion systématique de la pandémie par l’OMS», a ajouté Washington.
La croissance des moteurs que sont l’investissement et la consommation reste soutenue. Sans relancer l’inflation sous-jacente en juin, au vu des indices liés aux dépenses PCE également publiés jeudi. De quoi faire patienter les marchés et envisager un nouveau statu quo de la Fed en septembre.
Comme la quasi-totalité des analystes le prévoyaient, la Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu inchangé son taux directeur à 3,75% jeudi, soit un statu quo pour la cinquième réunion consécutive. Mais le vote est passé à seulement 6 voix contre 3.
La salve de statistiques officielles publiées jeudi a apporté de bonnes nouvelles sur l’évolution générale de l’économie au deuxième trimestre. La Banque centrale européenne (BCE) sera d’autant plus attentive à l’évolution de l’inflation d’ici à sa réunion monétaire du 10 septembre.
Comme attendu, l'activité a rebondi au deuxième trimestre malgré les effets de la guerre en Iran sur les prix des carburants. Dans sa dernière note de conjoncture, l'Insee entrevoyait une croissance plus forte.
Après la décision d’expulser l’ancienne dirigeante de RT France, le parti tente de tenir une ligne étroite : tourner la page des soupçons de complaisance envers Moscou tout en évitant d’apparaître comme le soutien d’une restriction des libertés publiques