Deutsche Börse prend l’avantage en termes de gouvernance
Duncan Niederauer, le patron de Nyse Euronext, l’a répété mardi : le rapprochement avec Deutsche Börse ne constitue pas un rachat de la Bourse américaine. Voilà qui rappellera des souvenirs aux promoteurs de la «fusion entre égaux» entre le Nyse et Euronext en 2007. La gouvernance du nouvel ensemble donne cependant l’avantage à la partie allemande, majoritaire aussi au capital (60%).
Sur les 17 membres du conseil d’administration, 10 viendront de Francfort et 7 de New York. Reto Francioni, président de la Bourse allemande et de la future entité, et Duncan Niederauer, directeur général, seront administrateurs. Sur les 15 autres membres, Deutsche Börse en choisira 9 et Nyse Euronext 6.
La parité prévaudra au sein du comité exécutif de 8 membres. Côté Nyse Euronext, outre Duncan Niederaurer, il comptera Larry Leibowitz, en charge du cash, John K. Halvey, directeur juridique, et Dominique Cerutti. Comme l’évoquaient des sources proches, ce dernier gardera son titre de «president» et restera basé à Paris, d’où il dirigera les systèmes d’information et la technologie du nouveau groupe, qui s’appuie pour le cash sur les moteurs de Nyse Euronext. Paris hébergera aussi pour l’Europe le cash actions, dans les mains de Roland Bellegarde. Et la capitale française souhaiterait récupérer la partie clearing sur ces activités.
Les quatre représentants de Deutsche Börse au comité exécutif seront Andreas Preuss, responsable des dérivés et Jeffrey Tessler, pour le post-marché, deux métiers qui pèsent 57% des revenus du nouvel ensemble. Ils seront basés à Francfort et au Luxembourg. Frank Gerstenschläger, qui dirigeait le cash, prendra en charge l’activité données de marché, et Gregor Pottmeyer sera directeur financier. Mais Andreas Preuss héritera aussi du titre de directeur général adjoint du nouveau groupe.
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