Deutsche Bank écarte une nouvelle fois tout besoin d’appel au marché
Avec 1,9 milliard d’euros de bénéfice imposable Deutsche Bank fait nettement moins bien qu’au premier trimestre de l’an passé où elle avait engrangé 3 milliards. Ce résultat est aussi largement en dessous des attentes des analystes (2,4 milliards d’euros). Mais comparé au quatrième trimestre 2011 qui s’était soldé par une perte avant impôts de 351 millions d’euros, Deutsche Bank a réussi le tournant.
A l’instar de ses concurrentes, c’est surtout la banque de financement et d’investissement (BFI) qui a profité d’un net regain d’activité au premier trimestre, dégageant à elle seule un résultat imposable de 1,7 milliard d’euros. C’est moins qu’il y a un an mais sensiblement mieux qu’au dernier trimestre 2011 où la BFI avait perdu 422 millions. La banque explique ce revirement par le rebond du trading, dont les revenus ont triplé à 4,1 milliards.
Dans la banque à réseau, Deutsche Bank a subi un net revers. Le résultat imposable de cette branche a chuté de près de la moitié, à 413 millions d’euros, en raison de la retenue des clients particuliers et des charges résultant de l’intégration de Postbank.
Par ailleurs le résultat de la banque a souffert d’une dépréciation exceptionnelle de 257 millions d’euros sur la vente du groupe pharmaceutique Actavis et d’une provision de 200 millions d’euros pour régler des litiges juridiques. «Nous poursuivons notre stratégie de nous séparer des charges héritées du passé», a expliqué son patron sortant, Josef Ackermann.
En revanche, la cession de son activité de gestion d’actifs aux Etats-Unis au groupe Guggenheim Partners se fait toujours attendre. Le directeur financier de Deutsche Bank, Stefan Krause, a expliqué hier que les négociations se poursuivent mais qu’il s’agit d’une «transaction extrêmement complexe». La banque compte toujours sur un prix de vente de 1,5 à 1,6 milliard d’euros. Une somme trop élevée, selon les analystes.
Stefan Krause a par ailleurs une nouvelle fois démenti hier préparer une augmentation de capital. Il expliqué qu’avec un ratio de fonds propres de 10% selon les règles de Bâle 3, Deutsche Bank est suffisamment capitalisée et n’a donc nullement intention de faire appel au marché. «Contrairement aux rumeurs nous n’avons pas besoin de nous recapitaliser pour atteindre les quotas sur les fonds propres», a-t-il dit, précisant que le groupe dispose d’une série de participations à céder en cas de besoin.
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