Des signes d’apaisement en Iran continuent à rassurer les marchés
Le cours du pétrole poursuit son repli après que les négociations entre Américains et Iraniens se précisent et alors que l’étau sur le détroit d’Ormuz pourrait se desserrer.
Le prix du pétrole est retombé sous 100 dollars le baril
-
Les marchés européens embrayent sur une troisième séance de hausse consécutive. Après avoir gagné 1,4% entre lundi et mardi, l’Euro Stoxx 50 progressait de 1,1% mercredi après-midi, tout comme le CAC 40 et le Dax. A Wall Street, le S&P 500 grimpait de 0,7%.
Sur les marchés des taux également, les rendements souverains se détendent. Celui de l’obligation américaine à dix ans reculait de 7 points de base (pb), à 4,32%, le taux allemand baissait de 6 pb, à 2,96% et le rendement français perdait 7 pb, à 3,66%.
Signes encourageants
Cette détente généralisée survient après une série d’annonces intervenues dans la nuit de mardi à mercredi. Selon plusieurs médias, les Etats-Unis auraient transmis une liste de 15 exigences pour mettre un terme au conflit tout en proposant un cessez-le-feu le temps que les Iraniens les étudient. La République islamique a nié toute négociation avec les Américains qui, selon elle, ne «négocieraient qu’avec eux-mêmes» tout en indiquant qu’elle laisserait passer les «navires non hostiles» par le détroit d’Ormuz, ouvrant potentiellement la voie à une reprise du transit des pétroliers. Selon le Wall Street Journal, les dirigeants iraniens auraient en outre transmis leurs propres exigences, placées à un niveau élevé, aux Etats-Unis. «Évidemment, toutes les négociations débutent par des positions extrêmes, mais la liste est pour le moins exhaustive», a réagi Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank.
En réaction, le cours du Brent a plongé jusqu’à 97 dollars le baril en début de nuit avant de remonter aux alentours de 100 dollars, ce qui demeure entre 2% et 4% en dessous de son niveau de la veille.
L’incertitude reste élevée mais les derniers développements peuvent laisser entrevoir une sortie de crise, les Etats-Unis semblant réellement chercher un moyen de mettre un terme à cette guerre.
Washington et Téhéran estiment tous deux avoir progressé dans l’élaboration d’un protocole d’accord en 14 points, qui donnerait aux négociateurs 60 jours pour parvenir à un accord définitif.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
Si la guerre en Iran pénalise davantage leurs rivaux asiatiques, les acteurs du Vieux Continent restent confrontés à une perte structurelle de compétitivité.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Alors que plus de 350 records mensuels de température ont été battus ou égalés, le Premier ministre réunira jeudi 28 mai plusieurs ministres pour faire le point sur la préparation des services de l’État face à la canicule
A Gabriel Attal, on pose des questions sur Edouard Philippe. A Philippe, des questions sur Attal. Les attalistes reprochent aux philippistes de multiplier les attaques. La primaire que la droite n'a pas su organiser s'impose de facto