Crédit Agricole CIB vise un rendement des fonds propres compris entre 10 et 12% à moyen terme
A l’occasion de la conférence Bank of America Merrill Lynch, qui s’est tenue hier à Londres, le directeur général de CACIB, Jean-Yves Hocher, s’est félicité de l’avancement du plan d’action présenté aux investisseurs il y a un an. Celui-ci vise à adapter le profil financier de l’activité de BFI à la crise qui secoue la zone euro. Il prévoyait notamment une réduction des besoins de liquidité d’environ 18 milliards d’euros d’ici la fin 2012, principalement dans les dérivés actions et dans les activités de financement.
A la fin août, cet objectif était dépassé à hauteur de 120%, avec une diminution des besoins de 21 milliards d’euros. Un coup de collier a été donné au cœur de l'été, avec une baisse de 8 milliards d’euros sur les seuls mois de juillet et août.
Cet effort de deleveraging a également concerné les actifs pondérés du risque (RWA) : à fin juin, ils étaient en recul de 44 milliards d’euros, dont 14 milliards liés au portefeuille de corrélation transféré à BlueMountain, contre un objectif de 30 milliards. Sur le front des coûts opérationnels, ils ont baissé de 6,3% au deuxième trimestre par rapport à la période comparable de 2011. Les effectifs ont été réduits de 13%, permettant à l'établissement de quasiment finaliser son plan d’ajustement.
Jean-Yves Hocher a par ailleurs détaillé la mise en place graduelle du nouveau modèle «originate to distribute», marqué par une transition vers une désintermédiation des crédits. La banque vante ainsi un profil moins risqué et plus équilibré. Le responsable de l’activité a d’ailleurs précisé qu’il ne restait plus aucun desk de trading pour compte propre. Les premiers effets de cette stratégie se matérialisent déjà, selon le management, par une amélioration des ratios de productivité financière (commissions/liquidité, revenus bruts/RWA).
En ce qui concerne les perspectives, la poursuite de la réduction du levier (cession d’actifs toxiques, optimisation des RWA), une amélioration continue du compte de résultats et un niveau de risque faible pour les activités de marché et de financement doivent permettre de tendre vers un objectif de rendement des fonds propres (RoE) compris entre 10 et 12% à moyen terme, avec une VaR (value at risk) plus basse que les pairs.
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