«Choose France» veut attirer les investisseurs étrangers
Convaincre les groupes internationaux, une fois encore, que la France est attractive, malgré les mouvements sociaux : c’est l’objectif du sommet «Choose France», ce lundi, au cours duquel Emmanuel Macron et le gouvernement reçoivent 200 patrons français et étrangers à Versailles. Pour la troisième année consécutive, il doit permettre d’annoncer ou de confirmer des investissements - à la veille du Forum économique mondial (WEF) de Davos.
Sont attendus des dirigeants de grands groupes américains (Coca-Cola, Snap Inc, Google, Netflix, etc), asiatiques (Hyundai Motors, Samsung Electronics, Toyota), africains (Cooper Pharma) et européens (Ernst & Young, ING Bank). Dans la journée, «plus de 400 rencontres bilatérales» seront organisées ainsi que deux ateliers sur «l’industrie du futur» et les «chaînes de valeur durables».
Surtout, une série d’investissements dans l’Hexagone seront annoncés. Ainsi, le croisiériste suisse MSC va commander, pour 2 milliards d’euros, deux bateaux aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire. Coca-Cola va investir jusqu’à un milliard d’euros en France sur cinq ans, dont 500 millions via Coca-Cola European Partners (CCEP), son embouteilleur en France. Ce dernier compte notamment équiper en 2020 le site de Dunkerque «d’une ligne d’embouteillage aseptique de pointe», indique le groupe dans un communiqué. Le groupe pharmaceutique AstraZeneca prévoit, lui, d’investir 500 millions de dollars (450 millions d’euros) et de créer 150 emplois, notamment sur son site de production de Dunkerque – qu’Emmanuel Macron doit visiter lundi matin. L'équipementier télécom suédois Ericsson va ouvrir un centre de R&D, avec à la clef 300 emplois.
L’industrie financière n’est pas en reste: la banque américaine JPMorgan va acquérir des bureaux parisiens (voir par ailleurs). Le groupe de paiement Mastercard annonce un «Partenariat pour l’économie numérique» sur 2020-2023, doté d’un budget de 15 millions d’euros, autour du tourisme, des fintech, de l’intelligence artificielle, de l’identité numérique, de la cybersécurité, et de l’inclusion financière. Côté fintech, Mastercard prolonge de trois ans son engagement dans de l’accélérateur Fintech Swave, à La Défense.
L’Elysée relève qu’entre 2017 et 2019, l’attractivité de la France a progressé du 22ème au 15ème rang du classement publié par le WEF. La France demeure comme en 2018 la deuxième destination pour les investisseurs étrangers en Europe derrière l’Allemagne et devant le Royaume-Uni, selon une étude de l’institut Kantar et Business France, l’agence de promotion de la France à l'étranger.
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