Carlyle met un pied dans les activités de trading sur matières premières

L’acquisition de 55% dans Vermillion Asset Management permet à la société de private equity d’occuper un terrain délaissé par les banques
Patrick Aussannaire

Carlyle occupe un terrain laissé en partie vacant par les banques. En rachetant une participation majoritaire de 55% dans Vermillion Asset Management, la société de private equity new-yorkaise va au-delà de son cœur de métier pour faire son entrée dans les activités de gestion sur matières premières. Carlyle, conseillé par Simpson Thacher & Bartlett, intégrera ces nouvelles activités à sa division de «global market strategies» dirigée par Mitch Petrick. Environ 2,2 milliards de dollars d’actifs seront ainsi rajoutés aux 53 fonds dont les actifs cumulés se montent à 29 milliards.

«Ce qui nous semble important est l’ampleur et la diversité des stratégies d’investissement» de Vermillion, indique Mitch Petrick au Wall Street Journal. Vermillion, conseillée par Sandler O’Neill et Katten Muchin Rosenman, occupe un champ d’activités allant des produits agricoles aux métaux et à l’énergie en passant par le café, le sucre et le cacao. Mitch Petrick précise que la société «utilise une approche liquide, de valeur relative, et de faible volatilité pour gérer à la fois des actifs physiques mais également des produits dérivés pour générer des rendements positifs non corrélés».

Pour cette acquisition stratégique, Carlyle offre, outre un montant en numéraire qui n’a pas été communiqué, environ 1,44 million de ses propres actions aux dirigeants de la cible sur une période de quatre ans et demi, sous condition de performance. Avec un cours en hausse de 16,5% à 25,64 dollars depuis son introduction en Bourse début mai, le papier offert par Carlyle vaut environ 37 millions de dollars et représente moins de 0,5% de son stock de titres en circulation.

A l’instar de ses concurrents cotés, tels que Blackstone et KKR, Carlyle a déjà élargi le champ de ses activités au-delà des frontières du capital investissement, profitant des nouvelles réglementations contraignant les banques à réduire leur présence dans certains segments. «Depuis plusieurs années, Carlyle a investi avec succès dans nombre de sociétés énergétiques, d’agriculture et d’infrastructure», rappelle Mitch Petrick.

Le prix des matières premières s’est envolé de 11% au troisième trimestre, la plus forte hausse depuis mars 2011, et les gérants se sont renforcés dans le secteur à hauteur de 1,56 milliard de dollars sur la semaine achevée le 26 septembre dont 1,48 milliard sur les métaux précieux, selon EPFR Global.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...